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Pornographie juvénile

Un enseignant congédié à Sherbrooke

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Un enseignant du primaire à Sherbrooke a été accusé d'avoir piégé des jeunes filles mineures sur les réseaux sociaux.

C'était la consternation à Sherbrooke au lendemain des accusations de possession de matériel pornographique déposées contre un professeur d'éducation physique au primaire.

Des parents rencontrés près de l'école primaire La Samare où enseignait Simon Fortier, 31 ans, étaient très surpris. «Il est innocent jusqu'à preuve du contraire», a dit l'un deux.

La brigadière scolaire a raconté que les enfants étaient très énervés vendredi matin et que ça n'avait rien à voir avec l'Halloween. «Les enfants parlaient beaucoup de l'arrestation de leur professeur. Ils ont peine à croire qu'il ait pu faire ça. Je le croisais régulièrement et il était très gentil. Les enfants l'aimaient beaucoup», a-t-elle déclaré.

Linda Darveau, qui vient chercher son petit-fils régulièrement à l’école, a dit être choquée. «Ça n'a de bon sens que des gens en soient rendus à faire des choses comme ça», a-t-elle déclaré.

Il disait travailler pour une agence de mannequins

Simon Fortier, a été arrêté le jeudi 30 octobre, pour être ensuite accusé de possession de pornographie juvénile. Il a été congédié par son employeur vendredi.

Selon la Sûreté du Québec, l'accusé aurait contacté ses victimes via un réseau social en utilisant un profil féminin et un pseudonyme. Il aurait prétendu travailler pour une agence de mannequins et aurait incité les jeunes filles à se dévêtir et à poser des gestes à caractère sexuel devant une webcam.

Simon Fortier travaillait pour la Commission scolaire depuis 4 ans comme professeur d'éducation physique. Il possédait un diplôme en enseignement. Il avait fait l'objet des vérifications d'usage et ne possédait aucun antécédent judiciaire.

«Nous devons reconnaître que la situation est très troublante, nous n'avions aucune indication qu'un tel événement pouvait arriver», a déclaré le directeur de la CSRS, Michel Bernard. «Personne à la Commission scolaire où chez le personnel des écoles où il a travaillé a remarqué des indices qui auraient pu laisser croire à de tels agissements de sa part», a-t-il ajouté.

La CSRS a fait parvenir une lettre aux parents afin de les informer de l'arrestation et des accusations portées. Les professeurs des deux écoles ont été rencontrés en fin d'après-midi jeudi afin de les soutenir et leur indiquer la position à adopter avec les enfants et les parents. Vendredi matin, des spécialistes étaient sur place pour intervenir auprès du personnel et des enfants.


 

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