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CSI Longueuil

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On est loin de Vegas, Miami et New York. Vous connaissez tous la populaire série télévisée dont l’action se déroule dans ces villes. On connaît chacun des personnages et leurs spécialités. Ils sont bons, ils sont très bons. Au début de l’émission, un crime est commis. En moins d’une heure, un suspect est identifié parce que les techniques d’enquêtes sont illimitées. Le profil génétique du suspect est obtenu le temps d’une pause commerciale. L’arrestation et bien souvent la condamnation surviennent tout juste avant le générique de fin.

Mais à Longueuil, rien de tout ça. Il y a maintenant plus d’une semaine que l’enquête sur les circonstances entourant le meurtre de Jenique Dalcourt a été ouverte. Elle est menée par le Service de police de l’agglomération de Longueuil, le SPAL. Contrairement à la populaire émission télé, personne n’a été accusé encore et les résultats des analyses semblent tarder à venir.

Et déjà, les commentaires négatifs commencent à fuser. C’est pourtant si simple à la télé, avec un budget presqu’illimité, des ressources à la fine pointe et des systèmes informatiques plus puissants que ceux de la NASA. Mais pourquoi donc est-ce que ce dossier n’est déjà pas classé et le coupable derrière les barreaux ?

Parce que dans la vie, la vraie, les choses ne se passent pas toujours aussi simplement, aussi rapidement que l’on voudrait bien. Les enquêteurs progressent de façon méthodique, pas à pas. Ils auraient bien voulu avoir un accusé dans le box lundi dernier mais la loi en a décidé autrement. Un complément d’enquête, ça se demande régulièrement par le représentant du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Ils ont été trop vite ? Attendons la suite avant de juger. Un ami me rappelait récemment et à juste titre qu'il y a des dossiers plus compliqués que d'autres. Visiblement, il s'agit d'un de ceux-ci.

Dans une enquête policière, peu importe laquelle, tout n'est pas toujours simple et clair. Il faut établir des faits, pas des suppositions, des faits ! Et seuls ces faits pourront être présentés en preuve au tribunal. Tout ce qui ne l'est pas ne constituent que des allégations. Et sur la base d'allégations non vérifiées, aucun procès ne se tient. La loi est dure, mais c'est la loi !

La semaine qui débute devrait nous donner un autre épisode de CSI Longueuil. Le scénario s’écrit au jour le jour. À venir, les résultats des tests ? Un suspect formellement accusé ? De nouvelles informations ? C’est à suivre !

4 commentaire(s)

francois450 dit :
3 novembre 2014 à 11 h 57 min

Hélas trop de lecteur ici croient que tout se passe comme dans les films. On a qu'à lire les commentaires de gens lorsqu'un suspect quelconque est abattu par la police pour que les gens blâment les policiers de ne pas tous être des Steven Seagal ou des Jean Claude VanDamme. Ou encore, la non-accusation de suspect faute de preuves hors de tout doute ou l’acquittement pour telle ou telle raison. Dans un film un policier abat 10 ou 15 suspects dans une heure et demi alors que dans la vraie vie 99.9% des policiers ne tireront jamais un coup de feu en dehors des salles de tir.

Il y a un dicton qui dit: ne juge pas quelqu'un sans avoir marché un mille dans ses souliers. Plusieurs personnes devraient mettre ça en application mais c'est vraiment trop leur demandé, la critique est trop facile derrière un clavier.

jacques cote dit :
3 novembre 2014 à 15 h 12 min

Tout a fait raison avec Mr. Dore dans ses commentaires en ce qui regarde la fiction de CSI et la réalité.. J'ai moi-même travaille dans la GRC au Nouveau-Brunswick pendant 33 ans et j'ai quelques fois bien rit des reactions du public.. croyant que nous étions comme a la TV, se demandant pourquoi nous ne pouvions avoir les résultats d'analyses ADN ou tout autre analyse la meme journée...malheureusement, le travail de policier est bien tout autre..

Steve Harvey-Fortin dit :
4 novembre 2014 à 8 h 56 min

Dieu n'a pas besoin de CSI ou de preuves, il sait qui a fait quoi, comment et pourquoi avant même que l'action ait été accompli. Mais il ne sert pas de sa préséance dans certains cas, car il veut voir comment les gens vont agir face à la loi. Lorsque Caïn tua Abel, Dieu ne savait-il pas d'avance qui avait tué Abel ? Et pourtant, Dieu dit à Caïn "Ou est Abel ton frère ?", Et Caïn de répondre "Suis-je le gardien de mon frère". Et Dieu ajouta, "Qu'as-tu fait ? Écoute ! Le sang de ton frère crie du sol vers moi." Manifestement, Dieu n'avait pas besoin de preuves plus clair pour désigner un coupable afin d'agir avec justice.

Donc, si Dieu doit agir avec justice devant les hommes pour montrer qu'il est juste et justice, les hommes doivent faire de même aussi lorsqu'ils cherchent un coupable. Mais n'ayant pas la sagesse de Dieu qui voit tout, ils doivent utiliser la science et les preuves afin de présenter un dossier sans faille devant la justice.

À mon avis, il y a toujours un élément qui relie le criminel au crime commis mais cette preuve n'est pas toujours matériel. Sherlock Holmes saurait bien vous le dire. Très élémentaire mon cher Watson !

Steve Harvey-Fortin dit :
4 novembre 2014 à 9 h 08 min

@ françois450

Et même lorsqu'il subsiste un doute raisonnable dans l'esprit du jury, bien souvent, les apparences du mobil joueront contre l'accusé qui sera condamné d'avance. Un exemple parfait en la matière est l'affaire du juge Delisle accusé du meurtre de sa femme qui clame maintenant son innocence derrière les barreaux. Le jury n'a pas cru à l'innocence de M. Delisle et a considéré qu'il était coupable parce qu'il avait une maîtresse.

Souvenez-vous que la société est sélective pour chaque cas que se soit M. Magnota ou M. Turcotte, car pour eux, il ne peut y avoir trois criminels de suite déclarés non coupable selon les normes de la justice.