/news/health
Navigation
Centres de réadaptation en dépendance

Réseau menacé par la réforme Barrette

solitude
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Le réseau des centres de réadaptation en dépendance du Québec craint que la réforme Barrette ne mette en péril sa survie.

«Nous avons beaucoup d'inquiétudes à l'égard des mégastructures. Notre réseau sera le plus petit volet de responsabilités des Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). Or, quand on met ensemble les enjeux de santé et ceux de services sociaux, cela se fait souvent au détriment de ces derniers», signale la directrice générale de l'Association des centres de réadaptation en dépendance du Québec, Lisa Massicotte.

Dans son mémoire présenté, mercredi, aux audiences sur le projet de loi 10, l'association a souligné que les services sociaux se sont appauvris depuis l'avènement des CSSS, il y a dix ans.

«On répond à plus de 57 000 demandes de services annuellement pour un budget de 110 millions$. Le gouvernement québécois investit moins de 1% de tout le budget de la santé pour répondre aux besoins des personnes aux prises avec une dépendance à l'alcool, aux drogues ou au jeu de hasard ou d'argent (environ 5% de la population)», plaide Mme Massicotte.

Le projet de loi 10 n'offrent pas de mesures suffisantes, selon elle, pour protéger l'offre de services et maintenir l'expertise dans le réseau des centres de réadaptation en dépendance.

«Il n'y a rien qui nous rassure à l'heure actuelle dans ce projet de loi. On a très peur que ce petit réseau soit menacé dans sa pérennité. Une place significative doit être réservée au sein des conseils d'administration des CISSS à des représentants du secteur social», recommande Mme Massicotte.

Commentaires