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Femmes Alpha

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À Québec, des jeunes femmes ont entrepris voilà quelques semaines de réunir des gens qui veulent mettre en valeur des modèles inspirants de femmes dans un esprit post-féminisme pour collaborer, se réaliser et surtout, célébrer des personnalités féminines susceptibles d'inspirer les plus jeunes.

Sur une courte période de temps, après J'entreprends Québec, c'est le deuxième événement organisé par de jeunes entrepreneurs de Québec qui indique une montée en puissance de la capacité à mobiliser, pour remplir à pleine capacité une salle de quelques centaines de personnes.

La communauté Femmes Alpha a été officiellement lancée, hier soir, dans un événement au Cercle Lab Vivant de Québec qui rassemblait des hommes et des femmes, dont plusieurs sont reconnus pour leur engagement social ou en affaires.

«La mission de Femmes Alpha est de célébrer le leadership féminin de manière inclusive, d’aider les femmes à développer leur leadership et de mettre en lumière des femmes inspirantes.»

Viviane Graillon, Joëlle Boutin et Isabelle Carrière sont à l'origine du mouvement qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Elles voient grand et veulent étendre dans toute la francophonie le rayonnement de leurs actions. Formations, ateliers de travail autour de l'entrepreneuriat, des affaires et du numérique, espace de partage sur leur blogue magazine, tout y est. En conférence de presse hier après-midi, les trois co-fondatrices du mouvement ont expliqué vouloir identifier d'autres femmes qui ont «le feu dans les yeux», pour célébrer un leadership féminin, moins axé sur la revendication au détriment des hommes. «Nos actions se veulent le plus inclusif possible», affirmait en coeur les trois femmes Alpha de départ...

Certains, certaines diront qu'elles font preuve de naïveté, que beaucoup reste encore à faire, mais elles répondent que leur féminisme, s'il en est, permettra de réaliser davantage, ensemble...

On peut d'ailleurs constater qu'elles passent sur leur blogue de la parole aux actes en donnant la parole à un homme pour traiter du mouvement féministe. Dans les billets «Être la fille Alpha d'un homme Alpha» et «Une femme Alpha», on nous explique à quelle enseigne loge la communauté qu'elles tentent de regrouper. Plus d'une quinzaine de collaborateurs promettent une mise à jour régulière du contenu diffusé sur le site Web.

Au fil des premières activités et des partenariats, l'idée d'une organisation structurée s'est construite puisqu'elle semblait répondre à un réel besoin de concertation. Prochainement, un 5 à 7 philanthropique en collaboration avec RAIZE viendra concrétiser une levée de fonds au profit de La Maison de Marthe, un lieu d'accueil et un mode d'intervention pour permettre aux femmes «de quitter définitivement la prostitution».

S'étant reconnue dans le récent discours de la campagne «HeForShe» prononcé à l'ONU par Emma Watson, les trois jeunes femmes à l'origine du mouvement souhaitent également accueillir les hommes féministes et accepter le plus d'invitations possible des écoles secondaires pour inspirer des modèles accessibles et réels de femmes qui ont de «la drive» et qui ne se réduisent pas à une image de «poupoune».

À la fois intuitives, autoritaires et empathiques, les femmes du regroupement voudrait l'étendre à toute la francophonie. Une récente rencontre avec Axelle Lemaire lors de sa visite à Québec donne à penser aux organisatrices que tout est possible.

Prendre sa destinée en mains... c'est le beau projet que se donne les Femmes Alpha. Il faut les prendre au sérieux !

Mise à jour du 6 novembre : Billet de mon collègue Claude Villeneuve sur le leadership féminin.

8 commentaire(s)

Steve Harvey-Fortin dit :
5 novembre 2014 à 8 h 49 min

Une société qui accorde trop d'importance aux femmes est une société en perdition. Il y aura des dommages collatéraux à long terme dans cette glorification post mortem du féminisme dégradant. Les femmes veulent se représenter en étant centrées sur elles-mêmes comme dévolue à la société mais ce n'est qu'un gros mensonge.

Le féminisme sera toujours une secte derrière laquelle certaines femmes pourront se réfugier faute d'être des femmes responsables selon de vrais valeurs. Et dans une secte on sait très bien qu'il y a des sacrifices gratuits.

Regis dit :
5 novembre 2014 à 9 h 08 min

Comment des femmes qui se réclament de l'innovation peuvent-elles prendre comme nom "Femmes alpha" ?

-Je suppose que ce fait a titillé le journaliste masculin qui a écrit un article sur elle. Ce journaliste fait une sorte de contorsion pour écrire que alpha est la plus brillante des étoiles d'une constellation.

Oui d'accord, mais il me semble que c'est l'expression "mâle alpha" est surtout connue et qu'à partir de là "Femmes alpha" sonne comme une sorte de critique, une dérision, au mieux une copie... de la part d'innovatrices.

Leur but peut-être très louable mais elles auraient dû passer un peu plus de temps à rechercher un nom parce que c'est comme leur carte de visite. Il faudrait bien que cette carte de visite soit exempte de ce qui peut passer pour une compétition entre les sexes lorsqu'elles vont la présenter à un homme. Après tout, il ne peut pas y avoir deux premières lettres de l'alphabet.

C'est comme le groupe "Heforshe" en fait. Quelle place laisse-t-on à "he" pour exister par lui-même dans ce nom ? - il existe en fonction d'elle et uniquement pour la servir on dirait. Pensez à l'émoi qu'aurait susciter un "Sheforhe"... pas sûr que le représentant d'un tel groupe ne se serait pas fait lancer des tomates à la moindre occasion.

Encore une fois les actions, les intentions d'un tel groupe ne sont pas à rejeter d'emblée mais ne faudrait-il pas que les gens qui trouvent ces noms pensent aussi à trouver quelque chose qui n'a pas pour but de minimiser les hommes desquels elles veulent l'appui.

marc dit :
5 novembre 2014 à 16 h 23 min

Régis, vous cernez parfaitement bien la situation. Personnellement, la journée où on va arrêter de parler de féminisme mais plutôt d'égalitarisme, je vais être heureux de me joindre au mouvement. On a beau lui donner toute sortes de définitions alambiquées que nous voudrons, le mot féminisme en lui-même favorise une "discrimination positive".

marc dit :
5 novembre 2014 à 16 h 26 min

Steve Harvey-Fortin, il m'est impossible de croire que quelqu'un puisse réellement penser ce que vous écrivez au 21e siècle. Je vous soupçonne d'écrire ceci dans le simple but de faire réagir.

Steve Harvey-Fortin dit :
5 novembre 2014 à 21 h 38 min

@ marc

Si vous voulez rester aveugle c'est votre affaire, nous avons tous nos propres valeurs et la glorification des femmes ne fait pas parti des miennes. La femme d'aujourd'hui doit être remise à sa place. Je ne cherche pas l'approbation des gens en quoi que se soit, mais comme vous dites, au 21e siècle, nous avons régressé derrière des façades d'organisations qui se donne des valeurs qui trompe.

Et plus nous avanceront et plus nous régresseront comme société qui s'appuie sur des bases utopiste. On parle contre les religions comme société mais ces religions valent dans certains cas mieux que notre société ou vôtre société.

Roch Chrétien dit :
6 novembre 2014 à 11 h 16 min

Juste par curiosité, Steve Harvey-Fortin, vous avez des exemples de sociétés en perdition parce qu'elle accorde de l'importance aux femmes?

Steve Harvey-Fortin dit :
6 novembre 2014 à 17 h 06 min

@ Roch Chrétien

Vous êtes aveugle ou quoi ?

Louis Lapierre dit :
18 novembre 2014 à 13 h 06 min

J'aime particulièrement le titre "Être la fille alpha d'un homme alpha" déjà en partant ça va mal, homme avec fille. Ça ne devrait pas être Homme avec Femme ?

Pour moi la différence entre fille et femme est le fait d'accepter ses responsabilités.

Plusieurs études on démontré que les femmes qualifie d'alpha qu'une infime partie de la population masculine. Qu'au plus 20% des hommes sont considéré attirant, et attirant ne veux pas dire Alpha.

Donc on a un regroupement de fille qui finalement veulent avoir de "VRAI" Hommes. J'ai regardé le texte, et c'est un p'tit manuel de l'hypergamie. Donc la poursuite de la superficialité masculine. Le père qu'elle décrit est un homme jamais satisfait qui demande la perfection (100%). Cet homme souffre d'un narcissisme impressionnant. Demandé la perfection, et cette jeune femme prend sa douleur de l'enfance et la tourne en mouvement.

Elle n'a jamais réussi à impressionner son père, tellement que c'est devenu la poursuite de sa vie. Je ne peux qu'imaginé la douleur de ces échecs perçut, avoir 90% LA HONTE !

Bref, quand on égratigne un peu la surface, on se rend conte que soit la désillusion fournis par le féminisme ( je n'est pas eu 100% car mon prof est un misogyne), ou la constante punition personnelle ( 10 heures d'étude par jour n'était pas assez je crois ) attend le futur de cette jeune femme.

Avez-vous idée de ce que c'est que de partager sa vie avec une éternelle insatisfaite ?