/slsj
Navigation
Sur les pistes blanches

Pour l’amour du territoire

Sur les pistes blanches
Photo courtoisie Le DVD du premier documentaire du Saguenéen d'adoption Henri Normand, Sur les pistes blanches, sera lancé samedi au Café du Clocher d'Alma.

Coup d'oeil sur cet article

Dans son documentaire, Sur les pistes blanches, dont le lancement du DVD est prévu samedi à Alma, Henri Normand suit trois expéditeurs qui, au péril de leur vie, ont parcouru 1000 km dans le nord du lac Saint-Jean en 2011.

Sur les pistes blanches, c’est des paysages à couper le souffle, des meneurs de chiens de traîneau expérimentés, le bonheur de l’aventure et des découvertes surprenantes dans de vastes territoires inexplorés. Mais c’est aussi la rigueur de l’hiver, les obstacles naturels, la fatigue et le moral des troupes qui s’il n’est pas rapidement maîtrisé peut avoir un impact négatif sur les chiens et même mettre en danger l’expédition.

Parti de L’ascension pour le lac Péribonka, Sur les pistes blanches met en lumière l’exceptionnel travail entre l’humain et la bête et où le partage et l’entraide sont un baume en ces temps difficiles. Avec cette superbe production, le Saguenéen d’adoption, Henri Normand, signe ainsi son premier film en carrière.

«C’est la première fois que je réalise et produis un film. Je suis assez content du résultat. L’expédition de Robin, Ulysse et Mathieu s’est déroulée à l’hiver 2011. Par contre, ça m’a pris trois ans pour finir le documentaire, car je suis également éclairagiste sur des productions à Montréal», explique celui qui habite aujourd’hui à L’Anse-Saint-Jean.

Commenté par un métis

Le film est parsemé de commentaires du Métis de la Boréalie, Richard Harvey. Ce dernier y livre de vibrants plaidoyers en faveur du territoire et de son caractère sacré, malgré le saccage qu’en a fait l’humain. Il est temps, à son avis, de se réapproprier le territoire, berceau de notre identité et grand témoin de notre mémoire collective.

Documentaire réalisé à très petit budget sur une période de trois semaines, c’est la passion et le désir de Robin, Ulysse et Mathieu, surnommés les "mushers" (meneurs de chiens), qui ont rendu le projet possible.

«Étant donné que je n’avais pas beaucoup d’argent, 1500 $ au total, je ne pouvais pas suivre les gars durant les trois semaines intenses de tournage. J’étais découragé et je croyais que je ne pourrais pas faire mon film. Heureuse-

ment, ils ont accepté de se filmer eux-mêmes, à quelques reprises, durant l’expédition. De mon côté, j’aillais les rejoindre à des endroits précis sur leur parcours», indique Henri Normand qui espère faire voyager son film, notamment avec des sous-titres anglais.

 

Commentaires
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.