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Agression non dénoncée. Oh! le sale ressac!

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Bien sûr, il fallait s’attendre au ressac qu’allaient causer les dénonciations de milliers de femmes au sujet des divers types d’agressions qu’elles ont subies. Et contrairement à ce que l’on aurait imaginé, ce backlash ne provient pas des habituels suspects, à savoir les machos de caricature, gros morons et autres douche bags. Mais de journalistes patentés, d’un certain establishment. Ce qui décoiffe en «ta», comme dirait l’autre.

 

Qualifier, comme Stéphane Baillargeon du Devoir, la démarche de Michèle Ouimet et de Sue Montgomery d'égojournalisme démontre une forme d’insensibilité, sinon de misogynie qui s'ignore. Pour mémoire, Baillargeon est également l’auteur de l’expression matantisation. Ça fait des décennies que l'égojournalisme au masculin se pratique allègrement sur papier et à la télé. Hunter S. Thompson quelqu’un? Et sur des sujets pas mal moins percutants! Quant à la matantisation, elle a un corollaire bien présent, la mononquisation. Représentée au moins à égale mesure tous médias confondus.

 

Ensuite, il y a l’article de Nathalie Petrowski dans La Presse de ce matin... Je suis loin de faire partie des détracteurs de Nathalie, bien au contraire. Mais cette fois, le jupon dépasse. Il existe un trouble de l'estime de soi typiquement féminin qui consiste à constamment chercher à être spéciale et tellement différente des autres femelles. Au-dessus bien sûr, donc supérieure. Cette attitude se remarque particulièrement chez de nombreuses femmes de pouvoir hostiles à la fréquentation des cabinets de psy.

 

Que l’on parle de malaise ou d’égojournalisme, je propose de se garder la p’tite gêne recommandée plus ou moins subtilement à toutes celles qui n’auraient pas été véritablement agressées. C’est-à-dire violées à la pointe du couteau dans une ruelle. Démontrer noir sur blanc, son mépris, son narcissisme, sa déconnection, la sécheresse de son cœur comme si de rien n’était. Là se situe, à mon humble (sic) avis, le véritable cancer de nos sociétés. Pas mal plus nuisible que n’importe quel mouvement de dénonciation massif !

 

23 commentaire(s)

Mike Cowen dit :
10 novembre 2014 à 16 h 04 min

Baillargeon pas capable de lire cet idiot.

Il est imbécile et il aime le rester. Il me fait pitié.

Jonathan Brasseur dit :
10 novembre 2014 à 16 h 15 min

bravo Mme St- Germain. En lisant Petrowski ce matin j'ai eu la même réaction que vous. malaise...Encore à contre-courant sur un sujet aussi sensible...Et s'excuser de ne pas avoir été agressée...d'assez mauvais goût...

Allissia dit :
10 novembre 2014 à 16 h 28 min

Vous écrivez : Il existe un trouble dl’estime de soi typiquement féminin qui consiste à constamment chercher à être spéciale et tellement différente des autres femelles. Vous avez tout compris! Mais, d'un autre coté, les femmes ne sont pas un bloc monolithique. La relation entre les sexes changent. Pas aussi vite qu'on le voudrait, mais bon, reconnaissons que les choses ont évolué depuis 1900, même si les divers officiels masculins bien sûr (juges, patrons, intellos, stars, représentants religieux de diverses dénominations restrent accrochés a leurs croyance, etc). Et même si des millions de femmes y croient elles aussi. Le mouvement est bien enclenché. Les retardaires, hommes ou femmes, s'y joindront éventuellement.

Allissia dit :
10 novembre 2014 à 16 h 49 min

Baillargeon a surement des qualités. Mais, pour avoir déja fait partie d'un groupe universitaire de recherche composé majoritairemet de males philosophiques (moi représentante de linguistique), je n'ai pas été impressionnée. Sauf le directeur du groupe, aucun des autres membres ne m'a parlé pendant tous les échanges d'une session). Et moi qui croyait que les philosophes étaient intéressants, genre.J'ai plutôt vu une gang d'ados sexistes, apeurés par la femelle et misogynes.

Rolande Campeau dit :
10 novembre 2014 à 17 h 03 min

En lisant Petrowski je me demandais si j'étais dans le champ..mon jugement retroussait. Merci, j'approuve ce que vous écrivez Geneviève et j'ajoute que Mme Petrowski aurait dû se taire.

Mike Cowen dit :
10 novembre 2014 à 17 h 14 min

Effectivement, je viens de lire le billet de Petrowski, ouff pas fort la dame. Elle vient de manquer l'occasion de se taire.

albert bela dit :
10 novembre 2014 à 17 h 17 min

lâchez nous avec la misogynie, morons oui possiblement , insensibles , etc..

ne pas comprendre un comportement est une chose , mais de là à dire qu ils détestent les femmes c est une autre chose

martin dufresne dit :
10 novembre 2014 à 17 h 24 min

Pourquoi est-il si important pour l'ordre établi - et ses défenseurs - que le viol n'existe pas ou qu'il soit confiné à des circonstances normées exceptionnelles?

albert bela dit :
10 novembre 2014 à 17 h 26 min

faudrait pas non plus tomber dans le '' je cours chez le psy donc je suis ''

Eric dit :
10 novembre 2014 à 17 h 38 min

Mon facebook est saturé d'histoire "agression non dénoncé" depuis 5 jours et cest bien beau.

le seul hic c'est que si ont dit de 1 a 10 (1 étant se faire "pogner" dans le metro et 10 un viol a la pointe du fusil) et bien ils y'a beaucoup, beaucoup de 2 et 3 qui sont traité comme des 9 et 10, et voila le problème.

Ca banalise et trivialise ceux qui ont vécu des 10. Et ça, c est très deconcertant

Eric dit :
10 novembre 2014 à 17 h 43 min

Je trouve aussi dans ces histoires que c'est un peu trop repris par les mouvements féministes et que toute ces organisations oubli qu'il y a beaucoup de gars qui on été agressé étant plus jeune, et j'en fait parti. On oubli surtout qu'il n'y a aucune étude sérieuse sur les agressions subit par les gars ce qui est très grave. Moi à l'école primaire les prof encourageait les jeune a parlé, quand je me suis décidé a le faire on m'a répondu que le programme d'aide n'était que pour les filles et donc ils ne pouvais rien pour moi et que je pouvais toujours aller a la police. En plus les profs on dû en parler entre eux sans faire attention parce que toute la classe l'a su et je me suis fait écœuré le reste de l'année cette année la. Croyez moi comme beaucoup d'autres gars, j'ai réaliser ce qu'était de vivre dans un encroit contrôler par et pour des femmes.Et au Québec c'est beaucoup trop. Et comme beaucoup d'autre garçon j'avait comme la tete ailleur avec ce que je vivait alors ces personnes m'on bourrer de ritalin.ils avait promis a mes parents que ca augmenterait mes note alors qu'en fait j'avait besoin d'aide.Une aide qui n'est jamais venu. Si les hommes sont les principal agresseurs, les femmes sont leur principal complice....

Suzanne B. dit :
10 novembre 2014 à 18 h 18 min

Mme Pétrowski est une femme de pouvoir. Je la préférais avant la révélation de son accouchement; elle était plus sub- versive . Peut-être parce qu'elle n'a pas à craindre pour son fils.

Carl Fillet dit :
10 novembre 2014 à 19 h 07 min

Tourner les projecteurs sur soi alors que l'on cultive un regarde public équilibré sur de grands enjeux sociaux est proprement déplacé. Vous faites l'un ou vous faites l'autre. Sinon, confusion.

Le Journal La Presse a erré.

J-F. Couture dit :
10 novembre 2014 à 20 h 01 min

Mais qu'est-ce qui se passe? Tant le texte de Mme St-Germain que ceux allant dans le même sens, et même davantage, m'ont laissé perplexe. Tellement que je suis allé ressortir ma Presse du porte journaux pour relire sa chronique.

Quelle mouche vous a donc piqués-piquées? Elle est tout en nuances cette chronique. Ce qui vous enrage c'est que Mme Petrowski ait jugé important de nuancer les différents niveaux de gravité à l'intérieur du concept très englobant appelé «agression sexuelle»?

Vouloir différencier le goujat à l'haleine fétide, aux propos grossiers et aux mains baladeuses sortant manifestement d'un dîner copieusement arrosé du malfrat violeur armé d'un couteau comme celui du film «IRRÉVERSIBLE» n'a rien de répréhensible et ne constitue en rien un jugement à l'endroit de la victime. C'est une simple question de fait. Les deux comportements ne sont pas pareils même si on les situe dans le corridor des «agressions sexuelles».

Nulle part dans sa chronique Mme Petrowski ne juge ni ne distribue les blâmes. Son seul tort serait-il de ne pas s'être jointe au consensus voire à l'unanimisme quasi primaire qui est trop souvent la marque de commerce d'un certain Québec du «consensus mou« tel que décrit par R-D. Dubois? Ce même Québec qui, par son Assemblée Nationale, a déjà condamné publiquement un citoyen qui ne partageait pas un certain consensus.

Sans faire étalage de ma vie privée, je puis affirmer d'expérience qu'il y a ce que j'appellerais une échelle de gravité dans les offenses. Quiconque suit de près ou de loin le travail des tribunaux en est forcément conscient.

Relisez donc Mme Petrowski mais sans la grille d'analyse victimaire. Vous verrez peut-être son texte différemment.

le mécréant dit :
10 novembre 2014 à 22 h 52 min

Tout sens de la nuance a depuis longtemps quitté votre esprit, Mme Saint-Germain; nous sommes au début d'une véritable dérive totalitaire, et vous êtes à l'avant-garde!

Geneviève St-Germain dit :
10 novembre 2014 à 23 h 52 min

Au mécréant et à sa gang de pas émotifs pantoute, -véritable dérive totalitaire- Come on! Je suggérerai la lecture du commentaire éclairant de Martin Dufresne!

aAndré Bigras dit :
11 novembre 2014 à 2 h 46 min

Tout à fait d'accord avec Monsieur Couture.

J'ai lu Baillargeon et Petrowski et je trouve leurs visions critiques pertinentes.

Évidemment, c'est tellement différent de la déferlante de défoulement collectif de certaines femmes que certains ont peur de les comprendre.

Alexandre Reney dit :
11 novembre 2014 à 6 h 49 min

Certains journalistes ont des réserves par rapport au mouvement "Agression non dénoncée". Est-ce un crime? Il y a seulement dans les pays totalitaires où le délit d'opinion existe. En ce qui me concerne, c'est tout à fait sain qu'il y ait des divergences d'opinion.

En passant, vos réponses à Baillargeon et Petrowski ne sont que sophismes. Vos lecteurs méritent des billets plus étoffés.

Manon Leclerc dit :
11 novembre 2014 à 9 h 14 min

Excellente mise au point de Baillargeon et Petrowski.

Le va-t-en-guerre féministe de service et son gros doigt accusateur est sûrement à concocter une stratégie réprobatrice; minimalement, gros yeux méprisants au menu pour Baillargeon et Petrowski. Le classique déplacé d'usage, quoi.

Serge de Laval dit :
11 novembre 2014 à 10 h 51 min

Madame, c'est la base même de la démocratie que d'émettre des opinions différentes sur tous les sujets d'actualités incluant ceux touchant les femmes car contrairement à ce que vous semblez penser, vous n'avez pas le monopole de la vérité. De plus en utilisant des termes comme: " le sale ressac! , les machos de caricature, gros morons et autres douche bags. Au mécréant et à sa gang de pas émotifs pantoute..... " , je dirais aussi que votre " jupon dépasse " et vous empêche de saisir les nuances dans cette discussion. Heureusement, certains intervenants ici, ont des propos beaucoup plus tempérés, donc plus crédibles.

Denis Tremblay dit :
11 novembre 2014 à 11 h 39 min

La vague qui dérape; Alerta Feminista.

Dans le Journal La Presse; Se faire justice sur Facebook.

Eh oui!

Christiane Forgues dit :
11 novembre 2014 à 19 h 26 min

Moi je trouve que ces dénonciations sont une bonne chose saine et j'espère qu'elles éviteront des agressions sexuelles éventuelles car les violeurs et abuseurs auront peur d'être dénoncés. Toute cette vague de dénonciation devrait aider à donner à l'amour noble son plein sens.

Nelson dit :
15 novembre 2014 à 10 h 51 min

Je ne vois pas pourquoi autant des hommes ne les dérange pas que leurs mères, filles, petites filles, sœurs, amies, soient abusées, insultées, méprisées, violés, tuées, et que la grande majorités de femmes dans le monde souffrant à cause d'être des femmes.

Et penser que sont les femmes qui mettent les petits au monde.