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Dans une classe à part

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Photo d’archives L’ancien du CH, Guy Lapointe, était un entraîneur très compétent et avec un bagage d’expérience incroyable. Mais ce qui le démarquait de tous était sa façon d’être.

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Il y a de ces joueurs ou de ces coachs que l’on côtoie dans une carrière de hockeyeur et qui nous marque à jamais, soit par leur talent ou par leur façon d’être.

Guy Lapointe fait partie de ces personnages qui nous marquent quand on le côtoie. J’ai eu la chance d’avoir celui que l’on surnomme «Pointu» comme entraîneur adjoint lors de mon passage avec les Nordiques à la fin des années 80. Il était alors l’adjoint de Michel Bergeron avec Simon Nolet et Alain Chainey.

Guy était un entraîneur très compétent et avec un bagage d’expérience incroyable. Mais ce qui le démarquait de tous était sa façon d’être. C’est qu’il dégageait un charisme hors du commun, un peu comme Guy Lafleur. Quand il entrait à un endroit, on se collait à lui, comme si on ne voulait rien manquer d’une histoire qu’il allait conter ou d’un mauvais coup qu’il allait faire.

Juste et équitable

Être coaché par une légende du hockey comme il l’avait été avait ses avantages. Il n’avait pas besoin de nous convaincre longtemps pour acheter son idée. On ne voulait pas le décevoir et on espérait faire partie de ses favoris. Mais Guy n’avait qu’une façon d’être et c’était d’être juste et équitable avec tout le monde, peu importe qui tu étais.

Cependant avec Lapointe, il y avait une chose dont tu devais toujours te méfier, c’était de ses mauvais tours. Il n’avait rien à son épreuve pour faire rire un groupe de gars et quand je dis rien, je veux dire rien. Ceux qui l’ont côtoyé ont tous une histoire à raconter sur ses blagues épicées. Peu importe si tu étais le président des États-Unis, quand l’occasion était là, il fonçait sur cette opportunité.

Je vais me souvenir toute ma vie lors d’un de nos entraînements à l’époque avec les Nordiques. Pointu s’était organisé avec coach Bergeron pour envoyer l’entraîneur adjoint Alain Chainey expliquer un exercice dans un coin de patinoire.

Croyez-le ou non, mais Lapointe était monté jusqu’à la galerie de presse dans les hauteurs du Colisée avec un gros seau d’eau et avec un timing parfait, il avait versé la chute d’eau directement sur la tête de Chainey.

Pas besoin de vous dire que ce dernier était insulté et dans tous ses états. Il était devenu rouge comme une tomate, avait lancé son hockey dans les estrades et avait quitté l’entraînement d’un coup sec.

Je peux vous dire également que lors de nos déplacements en avion d’une ville à l’autre, il valait mieux ne pas s’endormir, car en se réveillant, on risquait d’avoir seulement une moitié de cravate autour du cou. C’était ça Guy Lapointe… félicitations pour le retrait de ton chandail Pointu!

 
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