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Vandalisme

Des coups de feu sèment l’émoi au Cégep Gérald-Godin

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Un étudiant frustré pourrait être à l’origine de la casse et des coups de feu tirés dimanche matin, au Collège Gérald-Godin de Montréal.

Un étudiant frustré pourrait être à l’origine de la casse et des coups de feu tirés dimanche matin, au Collège Gérald-Godin de Montréal.

C’est l’hypothèse qui était retenue par la direction du cégep de l’ouest de l’île au lendemain des événements.

«Nous sommes convaincus à 95 % qu’il ne s’agissait pas d’une tentative de vol, affirme le directeur général du cégep, Christian Roy. Nos caméras témoignent que l’individu était à pied. Et s’il avait voulu faire un vol, il ne se serait pas mis à tout casser sur son passage.»

Vers 10h30 dimanche, un individu cagoulé aurait tiré des projectiles de plomb en direction des vitres de l’établissement, en plus de fracasser une porte vitrée à l’aide d’un marteau de démolition. Il a fui lorsqu’un professeur l’a aperçu.

M. Roy croit qu’il s’agit probablement d’un étudiant qui cherchait à faire du grabuge. «C’est une belle place pour faire du vandalisme, dit-il. Il peut s’agir d’un jeune déstabilisé par une évaluation, une remarque ou un travail trop difficile.»

Même s’il ne veut pas en dire plus pour ne pas nuire à l’enquête, Christian Roy assure que la sécurité des étudiants et des employés n’est pas menacée.

De son côté, le professeur Vania Atudorei a eu la peur de sa vie.

Alors qu’il donnait un cours de réanimation cardiorespiratoire à une dizaine d’étudiants, du bruit l’a mené vers la porte que l’individu défonçait à coups de marteau. C’est à ce moment que le suspect a fui les lieux.

« Stupéfiés »

«Nous étions stupéfiés et en état de choc parce que, s’il avait réussi à rentrer sans qu’on l’aperçoive, qui sait ce qui aurait pu arriver», racontait le professeur hier matin. M. Atudorei croit, pour sa part, qu’il pourrait s’agir d’un vol.

Le département de pharmaceutique ne fabrique pas de vrais comprimés, mais possède plusieurs matières premières comme du lactose et de l’amidon en bonne quantité. Il compte également sur la machinerie pour faire des comprimés.

«Il y a eu un vol d’une machine de trois tonnes qui fabrique des comprimés il y a dix ans, se souvient le professeur. Une machine comme ça peut valoir entre 500 000 $ et 1 million $.»

La police de Montréal considère l'incident comme une tentative d’introduction par effraction qui n’a pas fonctionné. Elle s’est limitée à dire qu’elle n’était sur la piste d’aucun suspect.

 
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