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Sorel-Tracy | Héritage

Accusée d’avoir profité de sa mère avant qu’elle ne meure

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Une dispute entre quatre frères et sœurs se transportera devant les tribunaux parce qu’une des filles aurait profité financièrement de leur mère dans les mois précédant la mort de celle-ci.

Une dispute entre quatre frères et sœurs se transportera devant les tribunaux parce qu’une des filles aurait profité financièrement de leur mère dans les mois précédant la mort de celle-ci.

Privés de leur héritage, deux frères et une sœur accusent leur sœur, une vétérinaire qui s’occupait de leur mère n’ayant plus toutes ses capacités en fin de vie, d’avoir forcé la défunte à modifier son testament quelques mois avant de mourir. Ils l’accusent aussi d’avoir endetté leur mère de centaines de milliers de dollars à son avantage.

Dans une poursuite déposée au Palais de justice de Montréal en juin dernier et rendue publique récemment, Bernard, Sylvie et Pierre Beaudreau réclament que leur sœur Catherine Beaudreau, qu’ils accusent de captation à l’endroit de leur défunte mère, soit déclarée indigne à succéder.

Catherine aurait, selon les plaignants, exercé une pression et du chantage sur sa mère après son divorce, en 2009, suite auquel elle menaçait de se suicider.

«Quand il y a une cenne en jeu sur la table, tristement, les gens sont prêts à se chicaner et on peut voir des conflits éclater», explique l’avocat de Catherine Beaudreau, Me Louis Sirois.

Abus financiers

L’histoire débute lorsque Cécile Cournoyer, une ex-enseignante, décède le 25 mai dernier à l’âge de 85 ans.

Bernard, Sylvie et Pierre constatent que le testament de leur mère a été amendé, de sorte qu’ils ne recevaient plus rien. Selon la poursuite, la défunte avait modifié ses dernières volontés trois mois plus tôt, le 6 février. Parmi les changements apportés, les quatre enfants de Mme Cournoyer n’étaient plus les héritiers à parts égales de ses biens, qui comprennent, entre autres, une maison patrimoniale de 180 000 $ située à Sorel-Tracy.

Le trio pointe du doigt leur sœur Catherine, qui aurait guidé sa mère dans le changement de son testament. Celle-çi profitait financièrement et psychologiquement de leur mère depuis 10 ans selon la poursuite. Les plaignants croient qu’elle l’a contrôlée après l’avoir endettée de 400 000 $ à son avantage après une faillite professionnelle. Elle l’aurait même forcée à hypothéquer un immeuble de 220 000 $.

Éprouvant

Me Louis Sirois qualifie cette chicane de famille comme étant éprouvante pour sa cliente Catherine Beaudreau.

«Les chicanes successorales sont parfois pires que les chicanes matrimoniales. C’est malheureux que des familles en viennent à se chicaner comme ça, mais des dossiers de succession, il y en a plus souvent qu’on pense», ajoute Me Sirois.

L’avocat des trois frères et sœurs, Me Guillaume Lapierre, s’est limité à indiquer au Journal que l’aspect principal de la poursuite était l’influence de Catherine sur sa mère à la fin de sa vie, et non pas la valeur des biens de l’héritage. Il s’attend à ce que le procès ait lieu dans deux ou trois ans.

 
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