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Football universitaire

Une victoire qui va droit au coeur

Le premier entraîneur des Carabins Jacques Dussault ému par la victoire à la Coupe Dunsmore

Le drapeau des Carabins flottait, hier, à l’hôtel de ville de Québec. Un pari entre les maires Régis Labeaume et Denis Coderre sur l’issue de la Coupe Dunsmore est à l’origine de la présence du logo des Bleus.
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL DE QUÉBEC Le drapeau des Carabins flottait, hier, à l’hôtel de ville de Québec. Un pari entre les maires Régis Labeaume et Denis Coderre sur l’issue de la Coupe Dunsmore est à l’origine de la présence du logo des Bleus.

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Premier entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal à leur retour en 2002, Jacques Dussault, a été touché droit au cœur par la victoire des Bleus à la Coupe Dunsmore, samedi dernier.

«Ce fut un match assez émotif, a confié Dussault. Il y a eu beaucoup de travail qui a été fait au départ et ceux qui ont pris la relève ont accompli de bonnes choses. Je suis content, mais ma vie n’était pas basée sur une éventuelle victoire des Carabins à la Coupe Dunsmore.»

«Nous avons eu droit à un bon match qui n’a pas été décidé par la chance, a poursuivi Dussault qui a quitté les Carabins après la saison 2005. Avant la rencontre, j’avais dit que la défensive qui allait causer le plus de revirements allait permettre à son équipe de l’emporter. C’est pas mal ça qui s’est passé. Laval possède une méchante machine de football et les Carabins avaient besoin d’une bonne équipe pour espérer gagner.»

Heureux de la victoire des Bleus, Dussault a aussi une bonne pensée pour quelques joueurs du Rouge et Or. «Au sein des Carabins, il y avait plusieurs anciens des Spartiates que j’ai coachés au Vieux-Montréal et j’étais heureux pour eux. J’avais toutefois mal pour Félix Faubert-Lussier et Karl Monjoie que j’ai aussi dirigé avec les Spartiates.»

Une pensée pour Maciocia

Heureux pour ses anciens joueurs, Dussault a aussi eu une bonne pensée pour Danny Maciocia, un ami à qui il a donné une opportunité avec l’équipe du Québec au milieu des années 1990 quand ce dernier œuvrait dans le réseau civil avec les Cougars de Saint-Léonard.

«C’est spécial que Danny ait remporté la première Coupe Dunsmore dans l’histoire des Carabins. Quand on a coaché ensemble à Cannes, Danny et son épouse ont pris soin de mes enfants. Ce sont des choses qui ne s’oublient pas. On a aussi travaillé ensemble avec les Alouettes et un mois avec les Carabins en 2002 avant qu’il n’accepte une offre des Eskimos d’Edmonton.»

« Un tour de force »

Dussault salue le travail de Maciocia. «C’est un tour de force de passer de coordonnateur offensif à défensif et de connaître du succès. Il y a très peu de coachs qui peuvent le faire et bien le faire.»

Dussault aurait souhaité assister à la Coupe Uteck, samedi au CEPSUM, mais son travail comme analyste aux parties des Alouettes de Montréal sur les ondes du 98,5 l’amènera à Hamilton pour la finale de l’Est. «Je ne veux pas être dans les jambes, mais je vais retourner voir un entraînement cette semaine.»


 

Un vent de renouveau qui souffle sur la province

Observateur averti de la scène universitaire, Jacques Dussault voit d’un bon œil le couronnement d’un nouveau champion provincial après les 11 titres consécutifs du Rouge et Or de l’Université Laval.

«Peu importe le sport, l’intérêt diminue quand une équipe gagne 11 championnats consécutifs, a indiqué le premier entraîneur-chef de la deuxième version des Carabins de l’Université de Montréal. À moins d’être un partisan fanatique, un score de 38-0 après un quart n’est pas ce que tu recherches. Ce renouveau peut être plus motivant pour tout le monde.»

La victoire des Bleus pourrait-elle avoir un impact sur le recrutement et sur l’engouement autour de l’équipe? «Le recrutement est une des raisons pour laquelle j’ai plié bagage, rappelle Dussault. Au moins, il y a des lettres d’intention depuis quelques années. Le temps nous le dira. Il y a tellement de facteurs qui peuvent influencer la décision des jeunes.»

Pas le même engouement

«Quant à l’engouement, ça ne peut pas être la même chose qu’à Québec, a ajouté Dussault du même souffle. Il y a beaucoup de gens qui sont contents de la victoire des Carabins, mais ils ne se déplaceront pas pour voir l’équipe au CEPSUM. À Québec, le Rouge et Or est leur équipe.»

Si la grande rivalité entre les Rouges et les Bleus a parfois refroidi ses relations avec son homologue, Dussault entretient depuis quelques années une bonne relation avec Glen Constantin.

«Glen [Constantin] et Carl [Brennan] ont coaché avec moi avec l’équipe du Québec. Ça ne me rajeunit pas, mais j’ai enseigné à Carl à l’école secondaire. J’ai dirigé Mathieu Bertrand avec l’équipe du Québec. Je me suis toujours réjoui des succès du Rouge et Or dans le passé.»

Même s’il n’est plus entraîneur-chef, Dussault donne un coup de main à ses fils François et Jean-Michel qui dirigent la formation juvénile Division 1 des Estacades de Cap-de-la-Madeleine qui ont atteint le carré d’as cette année à leur deuxième saison avec les grands.

 

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