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Labeaume veut du capital de risque

Il demande aux gens d’affaires de la région de s’engager dans le fonds, estimé à 20 M$ au départ

Le maire Régis Labeaume souhaite combler le vide laissé par la fermeture de la société Innovatech, spécialisée en capital de risque et en développement économique
Marianne White Le maire Régis Labeaume souhaite combler le vide laissé par la fermeture de la société Innovatech, spécialisée en capital de risque et en développement économique

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Le maire de Québec se prépare à lancer un fonds de capital de risque pour aider au démarrage d’entreprises.

Régis Labeaume a indiqué hier, à l’occasion de sa mission économique en Californie, qu’il a demandé à des hommes d’affaires prospères de Québec de contribuer à ce fonds, qui aurait une cagnotte de départ d’environ 20 millions de dollars.

Les fonds proviendraient du privé et aussi des gouvernements.

Il veut ainsi combler le vide laissé par la fermeture de la société Innovatech — spécialisée en capital de risque et en développement économique —, que le maire ne s’explique toujours pas, une dizaine d’années plus tard.

«Depuis ce temps-là, il ne s’en fait plus, de capital de risque, à Québec. Là, ce qu’il nous faut, c’est de repartir la machine», a-t-il plaidé.

Le maire n’a pas voulu identifier les personnes et les organismes avec lesquels il discute, puisque tous les fils ne sont pas encore attachés. «Les entrepreneurs sont là. Personne ne leur a demandé de redonner, c’est ce qu’on fait actuellement», a expliqué le maire.

Les instigateurs de la Conférence de Québec, Christian Racicot et Gilles Duruflé, participent aussi à ce projet.

Incubateur technologique

Une chose est sûre, ce fonds va s’arrimer au nouvel incubateur technologique qui va avoir pignon sur rue dans le quartier Saint-Roch. Le site sera dévoilé en décembre, a noté le maire.

L’incubateur, financé notamment par le gouvernement fédéral, sera un lieu d’investissement et d’encadrement pour les jeunes entreprises (start-up) du numérique afin de maximiser leurs chances de réussite. Le maire avait annoncé son intention de créer un tel lieu après sa première mission en Californie, il y a un peu plus d’un an.

Conseils d’une femme d’affaires

Le maire a profité de son voyage pour rencontrer Katherine Barr, une des dirigeantes de Mohr Davidow Venture, un fonds privé de capital de risque qui gère plusieurs milliards de dollars.

La femme, qui reçoit des milliers de propositions d’affaires par semaine, a donné quelques conseils à la délégation québécoise.

«On sait maintenant ce qu’on doit faire pour amener un entrepreneur dans leur bureau», a indiqué le maire, qui estime que le principal objectif de ces missions est de tisser des liens pour que les entreprises de Québec puissent faire des affaires en Californie.


 

Tout un accueil chez LinkedIn

Le maire de Québec a été impressionné par l’accueil personnalisé offert par LinkedIn, le réseau social pour les professionnels.

Des petits gâteaux ornés de drapeaux du Québec avaient été préparés et des affiches un peu partout à l’extérieur montraient le logo de la Ville de Québec – sans l’accent d’Amérique.

Le campus de LinkedIn, situé tout près de celui de Google, offre à ses employés un environnement de travail similaire: vélos pour se déplacer dans les environs et cafétéria où les repas sont servis gracieusement tous les jours à ses 2000 employés.

À l’entrée, une télévision montre les nouvelles inscriptions au site partout dans le monde qui sont d’environ deux à chaque seconde.

Régis Labeaume a évoqué, mi-sérieux, qu’il pourrait se servir de LinkedIn pour créer un groupe d’ingénieurs experts pour... le pont de Québec!


 

Parrainage d’entreprises

Québec International a profité de la mission en Californie pour lancer le programme CONEQT, en collaboration avec Expansion Québec.

Cela va permettre à des compagnies de Québec de compter sur une personne dédiée dans la Silicon Valley pour les accompagner pendant six mois dans leurs démarches pour percer le marché en Californie.

Trois entreprises bénéficient de cet accompagnement dans le cadre de la mission actuelle, soit Ex Machina, Saga Films et Nemesis Industrial Intelligence.

Le maire Labeaume a souligné que cela va permettre d’ouvrir encore davantage le corridor d’opportunités d’affaires entre Québec et la Silicon Valley.

Trois entreprises qui sont de la délégation québécoise en Californie y reviennent pour une deuxième ou une troisième fois afin de maintenir les liens déjà établis.

C’est le cas du Groupe Trifide, d’ExMachina et de Constellio (DocuLibre).


 

Aux origines de la carte Opus

La délégation québécoise a fait une visite hier du Palo Alto Research Center de Xerox.

De nombreuses innovations technologiques sont issues de ce centre de recherche, dont la carte OPUS utilisée par le Réseau de transport de la capitale pour ses titres de transport.

Le centre, qui a une vue magnifique sur la vallée, abrite 175 scientifiques qui planchent depuis les années 1970 sur des centaines de technologies dans différents domaines, dont celui de la santé.

Le maire de Québec a eu l’occasion de tester l’une des innovations de Xerox qui permet de prendre la fréquence cardiaque à distance, sans toucher au patient.

Les battements de Régis Labeaume étaient normaux jusqu’à ce que certains participants de la mission évoquent le pont de Québec ou le ministre de l’Environnement, David Heurtel. Son rythme cardiaque a alors bondi rapidement !

 

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