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Les quotas, les constats et les pogne-culs

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Opération charme ces jours-ci par le président de la Fraternité des policiers du SPVM, Yves Francoeur et le vice-président exécutif de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), Paulin Aubé.

À l’instar de 22 états américains, ils demandent à la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, une loi prévoyant la fin des quotas au sujet de l’émission des constats d’infraction par les policiers municipaux du Québec.

Quoi ? On vient de s’apercevoir en 2014 que des villes du Québec tiennent compte de projections budgétaires incluant l’émission d’une certaine quantité de tickets sur une base annuelle? On découvre maintenant que les policiers sont des percepteurs de taxes municipales et doivent faire leur part pour boucler le budget de villes ? Franchement, il est triste de constater   que cette réflexion arrive au moment même où on proteste contre un projet de loi visant les régimes de retraite de l’ensemble des employés municipaux, policiers compris.

On ne veut pas vous beurrer d’aplomb, comprenez-nous ! La Ville nous oblige à le faire. Bon ok, on l’a fait pendant des années sans aucune objection morale et sans même y penser à deux fois. Mais là, on veut être fins et gentils, on aimerait que soyez de notre côté dans notre lutte contre le gouvernement provincial et son projet de Loi III. Après on verra mais pour le moment le concept de sécurité routière nous semble applicable sans pour autant vous donner de contraventions. Et tant qu’à y être, on fait suer la ville en même temps.

Le principe des quotas a longtemps été nié par toutes les forces de police au Québec. Depuis quelques temps, il semble que ce qu’on disait être une légende urbaine était non seulement une réalité mais une obligation. En juillet dernier la Régie intermunicipale de police Richelieu Saint-Laurent (RIPRSL) demandait à ses policiers d’émettre 1,3 constats d’infraction par heure de travail. Plus récemment, Yves Francoeur dénonçait l’imposition, pour les patrouilleurs du SPVM affectés  à la circulation, d’un quota quotidien variant entre 16 et 20 constats. Ben voyons, êtes-vous vraiment surpris ?

Allons-y gaiement et franchement, le travail de la police est de prévenir les crimes, en rechercher les auteurs et faire respecter les lois, incluant les règlements municipaux et le Code de la sécurité routière. C’est peut être pas toujours le fun de le faire mais ça fait partie de la job.

Je vais être franc avec vous, je suis contre l’imposition de quotas. Pas parce que ça limite la créativité des policiers dans l’application des lois, mais parce que ces quotas sont généralement destinés aux pogne-culs. Ceux qui ne savent pas quoi faire durant leur quart de travail. Ceux qui, le temps d’une relève, passent plus de temps à fuir le travail qu’à simplement le faire, gros bon sens et pouvoir discrétionnaire occasionnel y compris. La majorité des policiers le font sauf que l'on note plus facilement ceux qui oublient de faire leur travail.

Alors quand on vient tenter de m’expliquer que les quotas doivent êtres abolis, il faudrait commencer par demander à son propre monde de faire sa job correctement au préalable. Des jours à 15-20-30 constats, ça existe. D’autres à 5-10 existent aussi, ça dépend des appels, des accidents à couvrir, des services d’ordre à faire et toute autre tâches connexes. Ça éviterait peut être à l’employeur d’avoir à fixer des objectifs, des quotas comme on dit...

3 commentaire(s)

Luc Papineau dit :
19 novembre 2014 à 20 h 25 min

Le travail des policiers consiste-t-il à réduire la criminalité et les accidents ou à donner des contraventions? Il y a moins d'accidents et de crimes. J'imagine qu'ils n'y sont pour rien.

Steve Harvey-Fortin dit :
19 novembre 2014 à 20 h 33 min

C'est certain que lorsque vous agissez avec des quotas concernant le code de la sécurité routière, vous n'agissez pas pour les vraies raisons. Ou vous n'agissez pas sur les vrais fautifs pour le compte du dollar québécois ou municipal qui vous enlève toute crédibilité citoyenne comme policiers.

C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai annulé mon permis de conduire au Québec que je considère comme un geste de courage personnel. Après avoir reçu une contravention pour grand excès de vitesse (trois kilomètres de moins et ce n'était pas un grand excès de vitesse) dans une zone sécuritaire, j'ai cancellé mon permis de conduire.

Comme citoyen responsable qui travaillait, je ne désirai plus remplir les coffres de l'État en participant à cette hypocrisie de la victimisation du moindre péché d'église. Trop d'imposition au Québec plus tous les impôts indirect m'ont fait dire 'enough is enough dude'. Plus moyen de commettre une erreur de temps en temps sans passer pour un criminel et en plus de l'arrogance du policer qui se prend pour un psychologue de la rectitude de la loi et du bon comportement civique. On aurait dit une germaine agressive qui aboyait sur un ton vindicatif parce que le gouvernement veut remplir ses coffres aux dépend des automobilistes.

COMMENCEZ DONC PAR FAIRE DES TOUTES SÉCURITAIRES OU IL N'Y A PAS UN CHEVREUIL OU UN ORIGNAL QUI TRAVERSE LORSQUE VOUS ROULEZ À 100 KM/H EN PLEINE NUIT. ET LES NOUVELLES LUMIÈRES DE COULEUR JAUNE SUR LES ROUTES ET DANS LES VILLES QUI FONT ÉCONOMISER BEAUCOUP D'ÉLECTRICTÉ AU GOUVERNEMENT MAIS OU ON NE VOIT QUASIMENT RIEN DEVANT SOI.

C'est toujours l'argent qui compte au point que le gouvernement serait prêt à mettre des lucioles pour éclairer la route juste pour l'économie d'électricité.

Michel M. dit :
19 novembre 2014 à 21 h 22 min

Francois,

Tu vas droit au but. C'est dommage que ni ton opinion ni la mienne n'ait aucune oreiile attentive au Gouvernement.