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Lettre à Dwight Howard

NBA/
photo USA Today Sports

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Depuis quelques jours, Dwight Howard se retrouve à la une des journaux, non pas pour ses prouesses en tant que joueur étoile des Rockets de Houston, mais pour des allégations de violence corporelle envers son fils de six ans.

Depuis quelques jours, Dwight Howard se retrouve à la une des journaux, non pas pour ses prouesses en tant que joueur étoile des Rockets de Houston, mais pour des allégations de violence corporelle envers son fils de six ans.

Cher Dwight,

Tu as un talent fou sur un court de basket. Tu es l’un des meilleurs joueurs de centre de la NBA au plan des rebonds et des blocs.

Premier choix de la séance de repêchage de 2004 alors que tu n’étais qu’un joueur issu de l’école secondaire, tu as permis au Magic d’Orlando de sortir de ses années de noirceur post Shaquille O’Neal en remportant trois titres de divisions consécutifs (2008, 2009 et 2010) et un titre d’association (2009).

Du haut de tes 6 pi 11 po, tu as été sélectionné au sein de l’équipe d’étoiles de la NBA à huit reprises et trois fois, tu as été choisi le joueur défensif de l’année. Tu as également remporté la médaille d’or avec les États-Unis aux Jeux olympiques de 2008 à Pékin.

Zone de turbulences

Mais depuis 2010, il semble que ton attitude laisse à désirer. Ils sont de plus en plus nombreux à te reprocher ton immaturité et à mettre en doute ton réel désir de vaincre.

Tu sembles par contre avoir retrouvé tes repères sur le terrain depuis que tu t’es joint aux Rockets de Houston cet été après une année misérable avec les Lakers de Los Angeles et un départ en queue de poisson avec le Magic d’Orlando.

Depuis quelques jours, des allégations de violence corporelle envers ton fils Braylon, âgé de six ans, font surface dans les médias américains.

D’un côté, il y a ce rapport médical dont le réseau TMZ a obtenu copie et qui affirme que ton fils avait des marques et des lacérations sur le corps identiques à celles reçues lorsqu’on est frappé à plusieurs reprises par une force excessive avec la boucle métallique d’une ceinture.

Tu as même admis aux autorités avoir «corrigé» ton fils de cette façon, mais tu as plaidé que tu avais toi-même été élevé de cette manière par tes parents et que tu n’étais pas conscient des dangers de cette forme de punition corporelle.

Malgré le diagnostic de violence corporelle établi par le médecin et tes aveux, le Département de l’enfance et de la famille de la Floride a décidé de ne pas te traduire en justice, «faute de preuves».

La cause a maintenant été transférée dans l’État de la Géorgie.

Quant à tes avocats, ils soutiennent que ces allégations de violence corporelle sont farfelues et qu’elles sont le fruit d’une ex-conjointe vindicative.

D’ailleurs, tu as toi aussi décidé d’utiliser les tribunaux pour obtenir la garde complète de ton fils «dans le meilleur de ses intérêts», soutiennent tes avocats.

En tout respect

Quoi qu’il en soit Dwight, je me permets, en tant que membre de la grande famille universelle du basket, de te transmettre quelques données concernant les ­châtiments corporels.

La fessée et autres punitions corporelles sont plus dommageables qu’efficaces. Selon une étude canadienne publiée en 2012 et qui a analysé le phénomène sur une période de 20 ans, les enfants qui ont reçu la fessée sont plus à risque d’être déprimés, anxieux, agressifs et d’avoir des comportements antisociaux.

Ils ont également un QI plus bas que la moyenne. Adultes, ils sont plus nombreux à avoir des problèmes de dépendance et de santé mentale.

Bien sûr Dwight que les blessures physiques infligées à ton fils vont guérir, mais qu’en est-il de celles infligées à son cœur d’enfant?

Maintenant Dwight, tu sais...

 

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