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A+ pour la créativité

bloc Marcon

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On s’est tous un jour demandé, par un matin stressant, «qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école?» en se demandant si on avait étudié ce que le prof déciderait d’évaluer.

On s’est tous un jour demandé, par un matin stressant, «qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école?» en se demandant si on avait étudié ce que le prof déciderait d’évaluer.

À travers ses cours, ses examens et ses évaluations, le système scolaire québécois permet à nos jeunes d’assimiler une foule de connaissances générales et de concepts théoriques et pratiques.

Mais mon expérience des affaires m’a maintes fois démontré qu’il y a un fossé entre les notions apprises et leur application. Que bien plus que le «par cœur» et les cadres définis, la créativité demeure essentielle. Apprendre, oui. Mais apprendre à penser différemment, aussi.

Et si l’école tuait la créativité ?

Sir Ken Robinson, un expert mondialement connu, se penche sur cette question depuis plusieurs années déjà. Il remet en question les cadres stricts dictés par les systèmes scolaires et la pénalisation des erreurs qui, selon lui, tuent peu à peu la créativité innée avec laquelle nous naissons tous. Il prône le droit de se tromper. De prendre des risques.

Notre système scolaire met sur pied de nombreuses initiatives visant notamment à contrer le décrochage scolaire. Parmi celles-ci, notons les très populaires programmes «sports-études» ou «arts-études». Il s’agit, en soi, d’une excellente initiative. Mais pourquoi exiger de ces jeunes qu’ils soient performants sur le plan scolaire, alors que ce sont justement ceux qui le sont moins que l’on doit motiver et inciter à persévérer?

L’éducation est primordiale pour tout individu. Elle donne également accès à un privilège inestimable: la liberté. Liberté de choisir. Liberté de penser. Liberté de critiquer. Et je crois fortement que passer par notre système scolaire donne une base indéniable à cette éducation. Mais je suis aussi d’avis que la créativité joue un rôle considérable que nous avons malheureusement sous-estimé au fil des années. Ou simplement cessé de nourrir.

Plusieurs entrepreneurs à succès, qui sont à la tête d’entreprises connues, n’ont pas de diplôme «officiel». Il s’agit là d’une preuve que le parcours de la réussite peut être très différent d’un individu à l’autre. J’ai également la ferme conviction qu’il existe plus d’une façon de se réaliser dans la vie. Mais il demeure primordial de se garder le droit de se tromper. Pour s’ajuster. Pour continuer d’avancer. Et ne jamais tuer notre créativité!

 
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