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Fermeture de la mine du Lac Bloom

600 emplois perdus sur la Côte-Nord

600 emplois perdus sur la Côte-Nord
PHOTO COURTOISIE

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Cliffs ressources naturelles a annoncé à ses quelque 600 employés, lundi matin, la fermeture de sa mine du lac Bloom d’ici la mi-décembre, à moins de l’arrivée inattendue d’un investisseur dans le portrait.

«On va tout mettre en œuvre avec le gouvernement québécois et le Fonds de solidarité. On sait qu’il y a des investisseurs qui ont rôdé ces dernières semaines, mais ça a achoppé. On va relancer ces gens-là, demander une rencontre avec la haute direction de Cliffs, directement à Cleveland. On ne se laissera pas mourir comme ça, sans rien faire. Ce sont trop des belles jobs, un beau gisement, un beau projet», a lancé au Journal Dominic Lemieux, coordonnateur du Syndicat des métallos sur la Côte-Nord.

La compagnie a annoncé ses intentions définitives à ses travailleurs, après avoir laissé savoir que cette option était sérieusement envisagée dans un communiqué de presse diffusé la semaine dernière. Certains travailleurs auraient déjà été retournés à la maison, lundi. L’arrêt de la mine du lac Bloom, près de Fermont, devrait être effectif d’ici la mi-décembre. Cliffs y garderait en poste 75 employés, jusqu’en avril, pour compléter la fermeture. Ce nombre serait réduit ensuite à une trentaine de travailleurs, pour le maintien des services essentiels sur le site. Les installations de Pointe-Noire, à Sept-Îles, seraient aussi vouées à fermer, alors qu’on y compte toujours quelque 95 syndiqués. «Le dernier bateau serait chargé à la mi-janvier», a précisé M. Lemieux.

À la recherche d’investisseurs

Le syndicat entend tout faire pour ficeler un montage financier permettant la survie de la mine du lac Bloom. «On a plein de beaux outils au Québec: Investissement Québec, la Caisse de dépôt, le Fonds de solidarité. On va tout mettre en œuvre pour pouvoir faire un montage financier qui va faire en sorte que la phase 2 va être terminée. Un coup que ce sera fait, ce sera un des plus beaux projets miniers au Québec», a dit Dominic Lemieux, alors que le syndicat garde espoir, malgré l’annonce. Pour que la mine du lac Bloom devienne rentable dans le marché actuel, un investissement de 1,2 milliard $ serait requis.

Mine Arnaud vivement réclamée

Avec la fin de Cliffs, le Syndicat des métallos demande fermement au gouvernement du Québec de donner son aval au projet de mine d’apatite à Sept-Îles. «Il y a 600 pères et mères de famille qui vont perdre leur emploi, puis d’un autre côté, on a un maire qui se braque contre un projet minier quand l’ensemble des conseillers municipaux est pour. Le maire est contre avec une poignée d’opposants...On demande au gouvernement de donner le décret pour que la mine puisse entamer ses travaux», a martelé le représentant syndical. Le projet de Mine Arnaud entraînerait la création de plus de 330 emplois directs. Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement a jugé le projet «inacceptable sous sa forme actuelle».

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