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Ottawa

Il prétend avoir prédit les attentats d’Ottawa

Michael Zehaf-Bibeau.
Photo GRC Michael Zehaf-Bibeau.

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Plus d’un mois après les attentats au parlement d’Ottawa, Sharham Pahlavan Miragha maintient avoir fourni des informations à la GRC avant que Michael Zehaf-Bibeau ne fasse feu. Son avocat estime que la GRC veut cacher son erreur.

D’origine irakienne, Sharham Pahlavan Miragha, est détenu depuis 21 jours. Il était de retour en cour le 26 novembre pour son enquête sous détention.

Il avait été arrêté par les policiers de Sherbrooke pour bris de condition et pour mauvais entreposage d’une arme à feu. Au moment de son arrestation, l’individu avait prétendu avoir fourni à la Gendarmerie royale du Canada des informations concernant l’attentat au parlement d’Ottawa et ce, trois jours avant que Michael Zehaf-Bibeau abatte le militaire Nathan Cirillo.

En raison de ces propos jugés démentiels par la police et le ministère public, Pahlavan a été soumis à une batterie de tests psychiatriques et physiologiques par la psychiatre légiste Karine Forget. Celle-ci n’a toutefois pas décelé de troubles psychotiques. L’homme a été jugé apte à faire face aux procédures judiciaires.

Juste avant que ne débute l’enquête en cautionnement, au palais de justice de Sherbrooke mercredi, Me Nathalie Robidoux du ministère public a demandé au juge Paul Dunnigan une ordonnance de non publication. Puis pour le témoignage d’un agent de la GRC, elle a demandé le huis-clos. Comme la loi le prévoit à cette étape, les deux demandes lui ont été accordées, mais il y a eu réticence de la part de Me Christian Raymond en défense. Prenant la parole au nom de son client, il a indiqué à la Cour que ce dernier n’avait pas de cachette et qu’il était de sa volonté que tout ce qui sera dévoilé lors de l’enquête en cautionnement soit publié.

«C’est comme si on voulait cacher les erreurs qui ont été commises par la GRC qui, selon toute vraisemblance, n’avait pas pris les informations de mon client au sérieux», a précisé Me Raymond.

Les 20 et 21 octobre dernier, il se serait rendu à la GRC et au Service canadien de renseignements de sécurité pour leur faire part de l’attentat qui se préparait, mais on aurait fait fi de ses confidences. Les arguments du criminaliste n’ont pas modifié la décision du Tribunal quant à la non publication et le huis-clos, et l’enquête en cautionnement s’est poursuivie.

L’irakien âgé de 48 ans n’est pas au bout de ses peines alors que d’autres causes l’attendent à Montréal pour fraude, bris d’engagement et vol d’électricité et à St-Jérôme, pour séquestration, agressions sexuelles et voies de fait. Dans son pays, il y a quelques années, Sharham Pahlavan Miragha a purgé cinq ans de prison et avait écopé de coups de fouet. On ignore le nombre, mais ces châtiments auraient été reliés à son travail d’informateur dans son pays.

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