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Méchants patrons 2 (2,5/5)

Kevin Spacey sauve la mise

Film de Sean Anders. Avec Jason Bateman, Jason Sudeikis et Charlie Day.

Méchants patrons 2
Photo Courtoisie Méchants patrons 2

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L’idée de base de Méchants patrons a fonctionné la première fois, particulièrement grâce au cynique Jason Bateman, à l’obsédé sexuel Jason Sudeikis et, bien entendu, à Charlie Day.

L’idée de base de Méchants patrons a fonctionné la première fois, particulièrement grâce au cynique Jason Bateman, à l’obsédé sexuel Jason Sudeikis et, bien entendu, à Charlie Day.

Or, la formule ne lève pas en rappel, du moins pas dans mon appréciation du genre qu’est la comédie. Certes, il y a des moments loufoques. Surtout dans les scènes avec Kevin Spacey, un repris de justice qui attend nos trois piteux héros. Cependant, ces scènes se font trop rares et n’excusent pas Hollywood d’avoir pondu cette suite qui fait bayer aux corneilles.

D’ailleurs, la suite a été réalisée par Sean Anders, connu pour son film Ça, c’est mon gars et ses scénarios tout aussi ratés comme La cloche et l’idiot 2. C’est Seth Gordon, un réalisateur une coche au-dessus de lui, qui avait signé le premier Méchants patrons. D’où le décalage entre les deux versions. Le film d’Anders est trop saccadé, trop décousu pour être désigné comme une comédie digne de ce nom.

En fait, la note que j’accorde au long métrage est probablement trop généreuse, parce que Méchants patrons 2 est encore plus mauvais que médiocre. J’y suis allé mollo en raison de la brillante prestation de Spacey. Son jeu laisse entrevoir ce qui pourrait advenir de son politicien corrompu dans la télésérie House of Cards si jamais il venait à obtenir ce qu’il mérite.

Note de passage

Sinon, parce que Méchants patrons 2 n’est pas offensant, mais pèche par son mauvais goût, je lui accorde la note de passage.

Dans le premier chapitre, Bateman, Sudeikis et Day complotent pour tuer leurs patrons, en raison des injustices émotionnelles, physiques, financières et sexuelles dont ils se disent victimes.

Ici, ils sont leur propre patron. Ils ont démarré leur entreprise, qui confectionne et distribue des pommeaux de douche. Mais voilà que celui qui les finance, Christoph Waltz, leur fait faux bond. Et, pour lui soutirer l’argent requis, ils décident d’enlever le bellâtre – mais bon à rien de fils (Chris Pine) – du financier.

Méchants patrons 2 arrivera malgré tout à faire ses recettes au box-office, simplement parce qu’il suit les sillons du premier film.

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