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Les Remparts dans le nouvel aréna

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Le congédiement du président des Remparts constitue une décision majeure dans une communauté sportive de l’envergure de Québec.

Claude Rousseau occupait une fonction importante au sein de cette organisation junior, un porte-étendard de la capitale depuis de nombreuses années, 18 en fait si on calcule celles de la renaissance sous le règne des propriétaires Jacques Tanguay, Patrick Roy, Michel Cadrin et, plus tard, André Desmarais.

Cette rupture ne concerne pas que le hockey, car l’ex-cadre de Bell Canada abandonne forcément son poste à la direction de la Coupe Banque Nationale, un tournoi de tennis qui résiste à l’usure du temps.

Tanguay a jugé que le divorce professionnel devait être prononcé avec son partenaire des six dernières années. Il ne se révèle pas la conclusion d’une réflexion en duo, si l’on s’en remet à une réponse de l’homme d’affaires.

«Claude ne serait pas entré dans mon bureau pour lâcher un job en or comme celui de président des Remparts», affirme-t-il. Le moment se voulait propice pour celui qui juge maintenant ce boulot comme une responsabilité à temps partiel dans une équipe de la LHJMQ.

La présentation de la Coupe Memorial, au printemps, au Colisée, ne constituait pas un obstacle non plus.

«Elle ne relève pas de la compétence du président des Remparts. Ce championnat s’organise de concert avec les gens d’affaires qui ont pris l’habitude de nous épauler au fil des ans. Louis Painchaud devient presque toujours le chef d’orchestre de ces réalisations.»

L’avenir nous révélera la direction que prendra la carrière de Rousseau qui ne manque pas de contacts. Chose certaine, on ne le retrouvera pas en politique.

Jouer dans le nouvel amphithéâtre

Rousseau s’est vu indiquer la sortie, sans fracas, au moment où l’avenir des Remparts soulève de nombreuses questions avec les rumeurs persistantes du retour de la Ligue nationale à Québec.

«Elles existent depuis longtemps, mais un jour, elles deviendront une réalité», enchaîne Tanguay fidèle au discours qu’il tient depuis plusieurs mois en public.

Pour l’instant, rien d’officiel n’indique où les Remparts joueront en 2015-2016 alors que le vieux Colisée restera disponible et que le nouvel édifice deviendra opérable selon l’échéancier. «Je vais me permettre un commentaire. Il serait épouvantable que nous continuions à jouer dans le Colisée avec un amphithéâtre moderne dont Québec profitera à quelques centaines de pieds de l’ancien.»

Ce transfert de domicile ne se résume pas qu’à un déménagement de l’équipement et de l’équipe.

Le loyer, les commanditaires majeurs des Remparts et de Québecor, le gestionnaire, la disponibilité de la glace, les revenus de restauration, le stationnement, le coût des billets, le partenariat avec éventuellement une équipe de la LNH, autant d’éléments et même plus qui deviendront l’objet de négociations intenses entre l’équipe junior et Québecor.

Les Hitmen (WHL) et les Flames cohabitent au Scotiabank Saddledome de Calgary tout comme les Oil Kings (WHL) et les Oilers au Rexall Place d’Edmonton. Les deux organisations s’installeront dans le nouvel amphithéâtre.

Les propriétaires des Remparts ne sont pas sans savoir que le hockey junior constituerait la principale raison de visiter et de jouir de ce nouvel édifice qui figurerait parmi les plus beaux de la LNH selon des habitués.

Sans pression

Tanguay s’estime dans une position confortable. Il possède un produit pour occuper l’édifice une cinquantaine de jours au minimum dans l’année.

«Je n’ai pas pris de décision finale et je n’ai pas à la prendre. Je ne ressens aucune pression. Le Colisée ne sera pas démoli prochainement et le nouveau doit être livré en juillet pour ouvrir ses portes officiellement en septembre. Je brasse des affaires avec ces gens depuis 25 ans et ils ont démontré de l’intérêt pour notre communauté par leurs investissements.»

Pour Tanguay, la beauté de sa situation est «qu’il est juste le propriétaire d’une équipe junior». Il se concentre sur l’orientation de son club et il s’assure que son organisation marche droit.

Ce projet en est un à très long terme. «J’estimerais malheureux de juger la performance du nouvel amphithéâtre sur une période de deux ou trois ans.»


 

Un pionnier nous quitte

Disparu de la circulation médiatique depuis de nombreuses années, Gilles Tremblay a rendu l’âme. En acceptant le poste d’analyste à la télévision auprès du descripteur René Lecavalier, Gilles créait un nouveau métier dans le monde des communications, celui de «joueurnaliste».

Pas un athlète au Québec et possiblement au Canada n’avait effectué cette transition. Il a occupé cette fonction pendant 27 ans et sa compétence derrière le micro l’a conduit au Temple de la renommée, en 2002. Son association avec le Canadien a été écourtée par des problèmes d’asthme chronique.

Originaire de Québec

Gilles est originaire de la région immédiate de Québec. Il est né le 17 décembre 1938 à Montmorency, d’une famille de 14 enfants. L’aréna local, actuellement fermé, porte son nom.

Brillant ailier gauche de Jean Béliveau et Bernard Geoffrion, Gilles a dû apprivoiser un nouveau métier dans le feu de l’action auprès d’un descripteur qui maîtrisait le français à la perfection en plus de sa prestance aristocratique. Plusieurs auraient été intimidés par ce partenaire de travail unique.

Gilles a été un compagnon de travail apprécié et agréable à côtoyer. Nos condoléances à sa famille et ses proches.

 

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