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Orsainville

Les vidéos de l’évasion rendues publiques

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Le juge Louis Dionne a levé l’ordonnance de non-publication sur les images de deux caméras de surveillance qui ont capté de brefs moments de la spectaculaire évasion héliportée de Serge Pomerleau, Denis Lefebvre et Yves Denis.

Il est donc désormais permis de diffuser les images des caméras 13 et 14 de la cour F-Nord du Centre de détention de Québec, qui avaient déjà été présentées en partie à l’étape des représentations sur la peine des trois évadés d’Orsainville, la semaine passée. Le visionnement complet de ces bandes permet de constater ce qui s’est produit au moment de l’évasion, le 7 juin dernier, mais aussi dans les minutes suivantes.

On savait déjà qu’avant l’évasion, à partir de 19h28, les deux caméras fixes filment une petite portion de l’immense cour du Centre de détention de Québec. À différents moments, on aperçoit Pomerleau, Lefebvre et Denis discuter entre eux et marcher de long en large dans ce même secteur, pendant que d’autres détenus s’entrainent, courent ou se lancent la balle. Les trafiquants sont vêtus de vêtements foncés et ont tous en leur possession un manteau noir.

À 19h33, le plus jeune des trois apparaît avec une serviette blanche au cou, qu’il ne portait pas jusqu’ici. Il discute et marche avec Serge Pomerleau. Trois minutes plus tard, ce dernier accote ses deux mains sur le grillage de la cour, les bras dépliés, durant de longues secondes, fixant le ciel à différentes occasions. Il se dégage et se remet à circuler, les mains dans les poches.

Quelques minutes plus tard, le trio s’active nerveusement. Serge Pomerleau enfile sa veste et fait des signes aux autres détenus, semblant les sommer de libérer le chemin. Manteau à la main, Lefebvre s’agite et fait de grands gestes avec les bras. On comprend que l’hélicoptère arrive et se pose, bien qu’on ne la voit pas à ce moment.

Évasion

La caméra 14 capte tout de même la queue d’un hélicoptère de couleur foncé et les hélices rayées de cette dernière. Elle reste au sol durant 23 secondes. Yves Denis passe sous l’appareil, qui décolle à 19h43 et 38 secondes. L’engin s'envole, soulève la poussière, avec à son bord les trois évadés.

Les autres détenus vaquent à leurs occupations, comme si de rien n’était. Une minute plus tard, la caméra 14, fixe depuis 19h30 sur une portion de la grande cour extérieure, effectue un zoom arrière et filme un gros plan de l’endroit. S’ensuivent plusieurs mouvements de caméra, qui vont balayer la cours durant quelques minutes, avant de conserver un plan large.

Pinces

À 19h48, soit cinq minutes après la fuite, la caméra 13, elle aussi au beau fixe depuis 19h28, effectue un premier mouvement. Trois minutes plus tard, elle se dirige vers deux pinces coupantes, laissées au sol, et les filme de façon rapprochée. Rappelons que selon le rapport Bouchard, confectionné à la suite de l’évasion, ces pinces d’environ 20 pouces auraient été lancées de l’hélicoptère dans lequel ont pris place les trois accusés.

La caméra garde le focus sur cet outil, jusqu’à 19h58, alors que prend fin les vidéos. Durant tout ce temps, les autres détenus passent aux côtés des pinces, sans jamais les approcher, ni les toucher.

Opérateur

Reste à voir pourquoi l’opérateur n’a pas été en mesure de filmer l’évasion. Selon le rapport Bouchard, l’employé, qui occupait son emploi depuis six mois, avait jugé préférable de diriger son attention sur les pinces coupantes, plutôt que de capter la scène. Il craignait que d’autres détenus s’en servent pour s’évader à leur tour.

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