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Sûreté du Québec

Plusieurs municipalités créent leur police

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Photo Archives / Agence QMI

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MAGOG | Les municipalités de Magog, Orford, Sainte-Catherine-de-Hatley et Austin ont choisi de délaisser la SQ et de créer leur propre Régie de police de Memphrémagog en 1998, et elles ne le regrettent pas.

«Comme employeur, nous avons l'avantage d'avoir un lien direct avec nos policiers et notre personnel, qui sont aussi bien formés et compétents que ceux de la Sûreté du Québec», a déclaré Jacques Demers, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et président de la Régie de police de la MRC de Memphrémagog.

La SQ facture les municipalités en fonction, entre autres, de l'évaluation foncière.

«Les services de la Sûreté du Québec sont en partie subventionnés entre 50 % et 57 % pour la plupart des municipalités, alors que pour les quatre municipalités de la Régie de police de Memphrémagog, ce pourcentage serait de 20 % et nous devrions absorber 80 % de la facture. C'est l'équivalent de ce que nous coûte notre Régie de police actuellement», a ajouté M. Demers.

Rapidité

Jacques Demers souligne également que la prise de décisions est plus rapide avec la Régie.

«Si nous décidons que nous avons besoin d'un bateau pour patrouiller sur un plan d'eau, ou d'une patrouille à vélo, nous n'avons pas besoin de passer par Québec qui répond à des orientations qui viennent d'en haut. Nous achetons le bateau et les vélos et nous embauchons le personnel requis», a-t-il dit.

Comme préfet de la MRC, Jacques Demers est à même de comparer les services offerts par la Régie de police de Memphrémagog avec ceux de la Sûreté du Québec, offerts dans les autres municipalités de la MRC.

«On remarque un roulement de personnel à la Sûreté qu'on ne retrouve pas à la Régie. Quand un dirigeant de la SQ est compétent, on sait qu'il ne restera pas longtemps et qu'il aura rapidement une promotion. Nous préférons garder l'expérience sur le territoire et développer des liens de confiance», a expliqué M. Demers.

Enfin, contrairement à ce que souhaite mettre en place la SQ, les municipalités assument elles-mêmes les coûts supplémentaires lorsqu’elles organisent de grands événements qui requièrent des services de sécurité accrus.

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