/opinion/blogs
Navigation

Policier raciste ou sans jugeote?...

Coup d'oeil sur cet article

L’histoire semble difficile à croire, tellement elle est surréelle. Elle fait beaucoup parler les Américains réunis autour de la dinde de la Thanksgiving en fin de semaine...

La scène se passe à Cleveland, en Ohio, samedi dernier. Tamir Rice, un enfant noir de 12 ans, s’amuse sur un terrain de jeu de la ville. Dans sa main, un faux pistolet qu’il pointe vers un passant, le range à sa ceinture, déambule sur un trottoir, fait une balle de neige...

Un témoin appelle le 9-1-1, avertit le répartiteur qu’un jeune garçon avec « probablement un faux pistolet » effraie des passants dans le parc. Le répartiteur alerte les policiers, mais ne précise pas qu’il s’agit d’un enfant possiblement en présence d’une arme jouet.

Une auto-patrouille arrive en trombe, s’immobilise devant le terrain de jeu. Le petit garçon va à sa rencontre, sans son arme factice à la main. Alors qu’il semble vouloir prendre quelque chose à sa ceinture, un des deux policiers à bord du véhicule dégaine deux balles en sa direction. Un projectile l’atteint à l’estomac. Le petit Tamir meurt le lendemain à l’hôpital.

Selon le New York Times, il n’a fallu que deux secondes au policier (j’ai bien écrit deux secondes...) après son arrivée dans le parc pour ouvrir le feu. Ses patrons expliquent que l’agent Timothy Loehman, 26 ans, était inexpérimenté, qu’il a joint les rangs de la police il y a 8 mois seulement...

Beau cas de policier raciste? Beau cas de policier sans jugement?

Aux États-Unis, selon ProPublica, un site internet qui se consacre au journalisme d’enquête, un jeune noir a 21 fois plus de « chances » qu’un jeune blanc d’être abattu par la police. La mort de Michael Brown, 18 ans, non armé, tué par un policier blanc à Ferguson, au Missouri, au mois d’août, a ramené dans l’actualité récemment les problèmes de racisme et d’utilisation de la force excessive au sein des corps policiers américains.

Mais pour revenir à la mort absurde du jeune Tamir Rice, au-delà des questions raciales qu’elle soulève, on peut s’interroger sur le jugement de l’agent qui lui a tiré dessus. Un policier visiblement très, très vite sur la gâchette...

Avant d’intégrer le candidat Loehman dans les forces policières et de lui mettre une arme à feu dans les mains, n’aurait-on pas dû  s’assurer qu’il avait un minimum de jugeote pour s’en servir? D’autant plus que le jugement, ça ne s’acquiert pas avec l’expérience...

L’enquête nous dira ce qui a poussé le policier Timothy Loehman à faire feu sur un enfant de 12 ans samedi dernier sur un terrain de jeu de Cleveland en Ohio. Entretemps, l’intervention a été captée par une caméra de surveillance qu’on peut visionner ici. Vous pouvez juger par vous-même...

13 commentaire(s)

albert bela dit :
28 novembre 2014 à 9 h 01 min

c est le policier qui conduisait qui n avait pas de jugeotte , aller se stationner si près d un individu possiblement armé , il n a pas donné le choix a son équipier de dégainer

normand paradis dit :
28 novembre 2014 à 9 h 39 min

Il est navrant de constater qu’aujourd’hui, les policiers ont une peur bleu quand ils voient les gens bouger les bras. La phobie des humains leur met un gros stress entre les oreilles.

Ce qui est dangereux, c’est que trop de policiers (eres) manquent de maturité et de jugement et peuvent s’imaginer bien des choses et se mettre à tirer; sans évaluer les conséquences.

Ce sont des humains comme les autres, par contre trop payés, qui ont peur d’avoir peur. HÉ! les gars, les filles; si vous stressez trop pour mettre les gens en danger; CHANGEZ DE JOB AU PLUS SACRANT.

Quelennui dit :
28 novembre 2014 à 10 h 20 min

Oui mais qu'est-ce qu'un jeune de 12 ans faisait à se promener avec un arme (ladite arme ressemble à une vraie arme, c'est à s'y méprendre) et à la pointer sur des passants?

Imaginez que ceci arrive ici! Les gens courraient partout en panique, et le jeune se ferait descendre aussi (surtout après des traumatismes collectifs comme polytechnique et concordia). Et les policiers auraient raison de tirer. Ça ne se fait tout simplement pas. Blâmez les parents du jeune plutôt.

Quand à la statistique voulant que les jeunes noirs soient 21 fois plus susceptibles de se faire tuer par des policiers, la statistique ne veut rien dire en soi. Les policiers ont-ils raison de tirer dans tous ces cas-là? Si oui, le dossier est clos.

Nelson dit :
28 novembre 2014 à 12 h 33 min

N'importe qui, policier ou pas, viderait son arme à feu sur un jeune qui le pointe un revolver sur soi. (Impossible savoir si fake ou pas)

On meurt juste une fois.

Par contre, oui, les policiers ne doivent pas sortir de leurs autos et rester loin, et demander de loin et à couvert que les suspects jettent leurs armes par terre.

Et à Montréal les policiers doivent essayer s'éloigner des itinérants en crise armés d'haches et marteaux, et les tirer de tasser, des balles caouchauc, des balles dans les jambes, des longs battons électriques, des filets ou n'importe quoi.

ET LES POLICIERS doivent avoir des gilets protecteurs à preuve des balles et couteaux.

Si les policiers sont mieux protégé, moins de peur de mourir, moins vites sur la gâchette.

denissera dit :
28 novembre 2014 à 13 h 01 min

Une autre bavure policière qu'on va essayer de transformer en une affaire cruciale pour le futur de la communauté Afro-Americaine.

Cette communauté souffre plus que toutes les autres du chômage, du manque d'éducation et de la violence.

Malheureusement, les bien-pensants s'intéressent uniquement à cette communauté lorsqu'un Afro-Américain est victime d'un blanc.

Tous les autres problèmes sont largement ignorés.

Denis dit :
28 novembre 2014 à 13 h 23 min

Policiers sur les gros nerfs avec une répartitrice surchargée.

Ils sont tellement sur l'adrélanine et arrivent mal informés qu'ils font n'importe quoi.

Au surplus la consommation de stéroïdes anabolisants chez plusieurs policiers est un véritable fléau. Drogue qui rend ses consommateurs ultra-agressifs.

Alors cela donne plusieurs et plusieurs bavures policières et tragédies. Il faudrait quand même montrer des exemples de bonnes interventions et de policiers modèles qui font bien leyr travail et qui font les efforts nécessaires pour être près de leur communauté.

Malheureusement cela n'est pas très vendeur chez les médias sensationnalistes. Mais cela aucunement la tension à baisser.

Cela ne veut pas dire de cesser de dénoncer l'incompétence, la brutalité et le manque de jugement et parfois même les ripoux qui sont eux-mêmes des criminels.

Cela veut dire qu'il faut montrer les bons policiers et leurs comportements exemplaires et les compliments ne doivent pas que venir de leurs pairs mais de la population qu'il sert.

Il y en a plusieurs au Québec et dans le monde qui ont servi de mentors pour des jeunes ou de figures d,autorité pour certains qui en avaient bien besoin. Policiers dans ce cas durs mais juste et avec au final un grand coeur.

Les féministes ? Parlez-nous donc de Meghan Agosta-Marciano qui a joint le police de Vancouver. Là vous avez une femme modèle. Et on pourrait rappeler Danièle Sauvageau qui a aussi été policière. Ce serait une bonne personne à interroger aussi pour voir ce qu'elle pense du jugement de ces policiers.

Michel Lauzon dit :
28 novembre 2014 à 14 h 19 min

bela, paradis, quelennui, vous manquez le point ici. 21 plus de chance de se faire tuer par un policier si un jeune est noir. Ici, Les policiers arrivent en fous. Pourquoi? Parce qu'ils étaient à la recherche d'une jeune noir?

Regardez bien le jeune de 12 ans. 12ans! Il faisait des balles de neige 1 minute ou deux avant de se faire descendre.

Guy Desjardins dit :
28 novembre 2014 à 17 h 58 min

À mon avis ce n'est pas du racisme aussi bien qu'un manque de jugeotte. Avant de mettre une arme dans les mains d'un individu (e) et le nommer policier, il faudrait s'assurer qu'il a les capacités de ne pas trembler et d'avoir la trouille à chaque arrestation. Je crois que c'est un manque de capacité morale et de force musculaire. La peur ne se contrôle pas et les futurs policiers(es) ne sont pas suffisamment entrainés dans des circonstances dangereuses. Ils paniquent et nous avons les résultats que nous voyons à presque tous les jours. Cela prendrait des hommes ou femmes assez fortes psycologiquement pour se contrôler. Pourtant ils sont entrainés à toutes éventualités et chaque fois qu'il y a fusillade il faut qu'ils se rendent à l'hôpital pour choc nerveux et en congé pour nombres semaines. Imaginez les soldats sur le front, aussitôt que ça tire ils se retrouvent à l'hôpital pour choc nerveux. Le Général aurait des problèmes avec ses troupes. Je crois qu'il faudrait un entraînement beaucoup plus sérieux et au moins viser si, il y a lieu les parties non vitales.

Lognom dit :
28 novembre 2014 à 19 h 40 min

Vraiment il y a aussi certains commentateurs qui déforment l 'article

René Miglierina dit :
28 novembre 2014 à 21 h 01 min

Il semble que ce n'est pas demain la veille que les policiers d'outre-frontière cesseront de tuer de jeunes noirs....

Gilles Laplante dit :
28 novembre 2014 à 23 h 10 min

Je serais bien curieux de voir le niveau de jugeote de madame Bégin si elle se faisait pointer une arme, que le porteur ait 12 ans ou plus. Pour ce qui est du niveau de violence des noirs, il n'y a qu'à regarder ce qui se passe actuellement à Ferguson pour rendre n'importe quel policier nerveux.

Berthier dit :
29 novembre 2014 à 12 h 56 min

Gilles Laplante, je vous rappelle que êtes encore un être humain pas un humanoïde.

S.Clément dit :
30 novembre 2014 à 9 h 25 min

Un autre bel exemple qui démontre que la "jugeotte" n'est-pas automatiquement attaché aux diplômes et ce dans tous les métiers et professions.