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Que de chemin parcouru par les Nomades

Chronique Basket
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Depuis 20 ans, les Nomades du Collège Montmorency dominent la scène canadienne collégiale en basketball féminin. Et la saison actuelle ne semble pas partie pour faire mentir la tradition.

Depuis 20 ans, les Nomades du Collège Montmorency dominent la scène canadienne collégiale en basketball féminin. Et la saison actuelle ne semble pas partie pour faire mentir la tradition.

Depuis l’arrivée du programme de basketball féminin du Collège Montmorency dans la division 1 de la Ligue provinciale, il y a 20 ans, le parcours des Nomades a été couronné de succès.

À huit reprises, les filles de «Momo» ont été sacrées championnes canadiennes. À trois occasions, elles ont remporté la médaille d’argent et deux autres fois, la médaille de bronze.

Alors que l’Ontario est considéré comme étant la grande puissance de basket au pays, c’est l’équipe féminine du Collège Montmorency qui est la formation la plus titrée au Canada au cours des deux dernières décennies.

Un 3e titre d’affilée en tête

Championnes provinciales et canadiennes au cours des deux dernières années, les Nomades sont sur la bonne voie pour répéter leurs exploits.

D’abord, sur la scène nationale, elles sont classées premières depuis le début de la saison. Et pour cause, depuis le 17 février 2013, elles n’ont perdu aucun des 35 matchs qu’elles ont disputés au sein de l’Association canadienne de sport collégial.

En six rencontres cette saison dans la division 1 québécoise, les filles de «Momo» ont remporté six victoires. Elles trônent au sommet du classement québécois, devançant les Blues de Dawson (5-2) et les Diablos de Trois-Rivières (4-2).

«J’ai un groupe d’athlètes incroyables, de dire l’entraîneur-chef Martin Fortier. On lance pour 40 % de la ligne de trois points. On marque en moyenne 75 points par match et on n’en accorde que 44. D’année en année, on a toujours l’une des meilleures défenses au Québec. On se fait souvent dire que si on jouait au niveau universitaire canadien, on serait classés dans les 20 premiers et ce, même si on est collégial. C’est pour te dire la force qu’on a!»

Effectivement, avec un tel palmarès, Montmorency a la capacité d’attirer les meilleures joueuses juvéniles au Québec. D’ailleurs, cette saison, Martin Fortier compte sur deux recrues exceptionnelles – Maël Gilles et Maurane Corbin – qui étaient convoitées par plusieurs équipes collégiales.

Investissement incroyable

Mais il n’y a pas que le talent qui est garant du succès des Nomades. Les filles de l’équipe – et les entraîneurs – investissent beaucoup de temps et énergie à se développer comme joueuse.

Chaque semaine, elles participent à cinq pratiques collectives de deux heures, quatre entraînements individuels d’une heure sur le court et quatre heures d’entraînement musculaire et proprioceptif. Sans compter la cinquantaine de matchs réguliers et hors-concours qu’elles disputeront au Québec, au Canada et aux États-Unis tout au long de l’année.

Et tout ça, en maintenant une moyenne académique leur permettant d’obtenir leur diplôme collégial afin de se diriger éventuellement vers une université canadienne ou américaine.

Puissances québécoises

Outre les Nomades, classées au premier rang canadien, trois autres formations québécoises font partie du top 15 des meilleures équipes collégiales féminines au pays: les Blues de Dawson – principales rivales québécoises des Nomades – obtiennent le huitième rang tandis que les Diablos de Trois-Rivières et les Dynamiques de St-Foy se positionnent respectivement aux 11e et 13e positions.


Demain, les Diablos de Trois-Rivières tenteront de mettre fin à la série de victoires des Nomades.

 

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