/misc
Navigation

André Drolet n’a tué personne

Quebec, Assemblee nationale
Photo d’Archives, Stevens Leblanc Notre chroniqueur et le député André Drolet lors de la remise de la médaille de l’Assemblée nationale en juin.

Coup d'oeil sur cet article

En ces années où les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook laissent peu de marge de manœuvre à ceux qui commettent des gaffes, qu’elles soient verbales ou de comportement, André Drolet, le député de Jean-Lesage, paie le gros prix pour avoir confondu ses souvenirs concernant la mort de Jean Béliveau.

En ces années où les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook laissent peu de marge de manœuvre à ceux qui commettent des gaffes, qu’elles soient verbales ou de comportement, André Drolet, le député de Jean-Lesage, paie le gros prix pour avoir confondu ses souvenirs concernant la mort de Jean Béliveau.

Il vit sûrement de très longues journées depuis mercredi alors qu’il est la risée de tous ceux qui se croient parfaits et à l’abri des erreurs. Et ils sont nombreux.

En se mêlant dans ses dates alors qu’il voulait, lui aussi, relater un souvenir le reliant au célèbre numéro 4 du Canadien, Drolet est devenu la blague du jour.

Savoir se moquer

Il va sans aucun doute en réentendre parler dans les revues de l’actualité de cette fin d’année pas si lointaine. Bienvenue dans le club de Alain Côté et de son fameux but refusé, le 20 avril 1984, dont on lui parle tous les jours.

Malheureusement, comme il arrive trop souvent dans ces circonstances, le couvercle de la marmite a sauté. Le député d’arrière-ban, comme on s’est plus à le répéter, endure des sarcasmes qui n’ont pas tous leur place. Des attaques mesquines profitent lâchement de la protection de l’anonymat. Le temps de quelques mots, d’un bafouillage et ce pauvre André est devenu le cancre du village.

Pourquoi ne pas se limiter à en rire tout simplement et à en inventer quelques-unes de bon goût dans le même style pour s’amuser? Sa gaffe se voulait d’autant plus ironique que le vieux Colisée se situe dans le comté qu’il représente au provincial.

Après tout, Denis...oups...André Drolet n’a tué personne

Un citoyen engagé

Le député a posé le geste approprié dans les médias, hier, en rigolant de sa bourde. Qu’il laisse maintenant l’incendie s’éteindre. Il a été victime de son empressement à commenter le décès de M. Béliveau quand un micro lui a été enfoncé entre le poil des narines.

Il y aura bien d’autres souvenirs à garder de ce politicien à qui le Parti libéral a confié la fonction d’adjoint parlementaire du ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional (volet entrepreneuriat).

Drolet a toujours bien servi les citoyens de son comté. Il en est à son deuxième mandat. Outre ses emplois comme homme d’affaires pour gagner sa vie, la liste de ses engagements communautaires et son bénévolat est richement garnie.

Oui, le député s’est enfargé dans son passé, mais ça ne vient pas tout détruire son cheminement dans la société.

Qu’on lui tire pipe, c’est une chose, mais qu’on le ridiculise par des attaques personnelles et mesquines, c’en est une toute autre.

Il est grandement temps que cesse ce cirque.


Découverte du ski

À l’instar de plusieurs athlètes, Jean Béliveau pouvait se tirer d’affaire dans d’autres sports. Je me souviens d’une rencontre avec l’ex-capitaine du CH à la station de ski des Laurentides où il s’adonnait à cette nouvelle activité pour lui. «J’en profite pour apprivoiser ce sport, car mes contrats avec le Canadien me l’interdisaient», m’a-t-il dit. Il débutait sur les planches et je skiais déjà depuis plusieurs années. J’ai vite constaté que des athlètes peuvent passer d’un sport à l’autre sans problème.

Le joueur de baseball

Dans un magazine grand format datant de 1964 dans laquelle il raconte la vie de Jean Béliveau jusque-là, un journaliste du nom de Robert Desjardins prétend qu’il aurait pu devenir un champion de golf, qu’il était un bon tireur à la chasse aux oies et qu’il rêvait de posséder une ferme pour s’adonner à l’équitation.

Un professionnel du golf, Guy Bissonnette, de Drummondville, prétend qu’il aurait été difficile de le battre s’il avait joué régulièrement.

Comme beaucoup de joueurs de hockey de son époque, M. Béliveau excellait au baseball. Desjardins soutient que «Jean était un cogneur à la Mickey Mantle». Il rappelle un circuit de 410 pieds «contre un brillant lanceur noir du club de Plessisville, Roy Sutton.»

En 1947 (16 ans), il jouait pour les Étoiles de Victoriaville avant de porter les couleurs des Tigres de cette petite ville. Il lançait, jouait au premier et troisième coussin. En 1950, il a obtenu un essai avec l’équipe senior de Trois-Rivières. À 20 ans, il a décidé de se consacrer uniquement au baseball.

Histoire d’un lancer

Je cite un texte de ce magazine. «Selon une enquête du Sports College de Toronto, spécialisé en recherches scientifiques, Béliveau maîtrisait un lancer du poignet de 103 milles à l’heure et un tir frappé de 99 milles à l’heure... Jean Cyr, gardien substitut du Canadien a eu une main fracturée qui l’a forcé à porter un plâtre et manquer un mois... N’écoutant pas le conseil de Jacques Plante de se mettre un masque, il a aussi reçu un tir de Béliveau dans le front et a dû être hospitalisé lors d’un entraînement.»

Équipé d’un bâton beaucoup plus technologique que celui en bois, Zdeno Chara, des Bruins de Boston, a établi un record de 108,8 milles à l’heure pour un tir frappé au match des étoiles de 2012.

Commentaires