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Menaces | Sugar Sammy

Sherbrooke désaprouve les menaces contre Sugar Sammy

Sugar Sammy
Daniel Mallard/JOURNAL DE QUEBEC Sugar Sammy

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Sherbrooke | Des francophones et des anglophones de Sherbrooke déplorent les menaces à l'endroit de l'humoriste Sugar Sammy qui ont été portées avant le spectacle de l’humoriste, jeudi soir.

Les policiers de Sherbrooke ont ouvert une enquête en raison de menaces explicites contre l'humoriste qui ont été portées à la billetterie de la salle Maurice O'Bready avant le spectacle. Celui-ci a débuté avec un peu de retard, mais s'est déroulé normalement.

Malgré une rivalité bien présente entre les francophones et les anglophones, la cohabitation linguistique à Sherbrooke se déroule généralement dans le calme.

Marcel Bureau, directeur général de la Société St-Jean-Baptiste de Sherbrooke, affirme que ces menaces proviennent sûrement d'un extrémiste « Je ne connaissais pas cet humoriste jusqu'à tout récemment. Le président de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal a été choqué des interventions de Sugar Sammy, mais pour ma part je ne me préoccupe pas de ce genre de chose. C'est un gars qui vient de l'Inde, qui vit à Montréal et qui semble chercher le trouble. En général, les relations entre francophones et anglophones sont excellentes en Estrie et la Société St-Jean-Baptiste de Sherbrooke y est pour quelque chose. On aime mieux être positif et aller de l'avant en faisant la promotion du français », a affirmé M. Bureau.

Des anglophones parfois bousculés et rabroués

Alex Dubé, bilingue et dont le conjoint est anglophone rapporte qu'il lui arrive souvent de se faire regarder de travers et de se faire dire « Ici on parle français » lorsqu'elle parle anglais dans l'autobus. Il lui est même arrivé de se faire bousculé intentionnellement. Son conjoint, Shawn Hartwell, qui comprend et parle difficilement français, a souvent des réactions désagréables dans les commerces. Les personnes au service à la clientèle deviennent irrités, on lui répond bêtement et il arrive même qu'on ne veuille pas le servir parce que la communication est difficile.

Sharon Murawsky et Gina Fleet, deux résidentes de Lennoxville, arrondissement de la ville de Sherbrooke à majorité anglophone et au statut bilingue, connaissent bien l'humoriste et apprécient son humour. « I love this guy, il se moque de beaucoup de gens, pas seulement des francophones », a déclaré Mme Murawsky. Elles affirment qu'elles sentent parfois des tensions entre les deux communautés. « En fait c'est plus une rivalité toujours présente. Encore l'an passé une vitrine a été fracassée au Salon funéraire de Lennoxville », ont-elles déclaré.

Apprécié de beaucoup de francophones

Beaucoup de francophones assistent aux spectacles de Sugar Sammy et apprécient son humour, mais ce n'est pas le cas de tous. « Sans égard à sa langue, je ne trouve pas qu'il véhicule de belles valeurs. Je trouve son humour simpliste et il a l'air prétentieux, mais je ne suis pas d'accord qu'on le menace pour autant», souligne René Marchand.

« Les menaces c'est con! », a affirmé Donald Fecteau « Je ne suis pas fanatique de Sugar Sammy et j'apprécie plus ou moins son humour, mais ce n'est pas une raison pour le menacer, c'est sûrement quelqu'un qui n'a rien à faire qui a fait ça », a-t-il ajouté. Messieurs Marchand et Fecteau ne sentent pas de tensions entre les francophones et les anglophones à Sherbrooke. « J'ai des membres de ma famille qui sont anglophones et ça va très bien » a dit René Marchand.

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