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Peter Jackson termine son aventure

Le hobbit : La bataille des cinq armées
Photo courtoisie

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LONDRES | Son aventure prend fin et elle a été spectaculaire. Peter Jackson présente le sixième et dernier film de la saga du Seigneur des anneaux et du Hobbit. Le hobbit : La bataille des cinq armées sort en effet en salle le 17 décembre.

LONDRES | Son aventure prend fin et elle a été spectaculaire. Peter Jackson présente le sixième et dernier film de la saga du Seigneur des anneaux et du Hobbit. Le hobbit : La bataille des cinq armées sort en effet en salle le 17 décembre.

C’est une finale digne et passionnante, à l’image des autres longs métrages se déroulant dans la Terre du Milieu. La foi, le chaos, les mises en demeure, la passion, le hasard, l’acharnement, les avancées technologiques et une étrange coïncidence ont rendu cette épopée possible sur grand écran.

L’étrange coïncidence concerne la bataille de la Somme, entre les Français et les Allemands, en 1916, durant la Première Guerre mondiale. Les chemins du grand-père du réalisateur Peter Jackson et de l’auteur britannique J.R.R. Tolkien s’y sont croisés, bien que les deux hommes n’aient jamais fait connaissance. Le grand-père de Jackson était au service de l’armée britannique. Son bataillon a pris le relais des fusiliers du Lancashire – dont faisait partie Tolkien – sur la ligne de front. Victime de la fièvre des tranchées, Tolkien est renvoyé en Angleterre. L’horreur qui s’est déroulée sous ses yeux a profondément influencé l’histoire fantastique qu’il a racontée dans Le hobbit (1937) et dans Le seigneur des anneaux (1954-1955).

«Mon grand-père, qui n’était qu’un sergent, a dû se trouver à un moment donné à quelques verges de Tolkien, alors que le bataillon de celui-ci venait de recevoir son congé. Ça ne veut rien dire vraiment, sauf que c’est anecdotique et intéressant», a dit Jackson.

Longue route

Quatre-vingts ans plus tard, en 1996, le réalisateur néo-zélandais a passé un coup de fil à un bonze hollywoodien, le producteur Harvey Weinstein. Jackson avait prévu en 1995 faire un film sur Le Hobbit et deux sur Le seigneur des anneaux. Et c’est ainsi qu’a débuté l’aventure. Rien n’a été facile.

«Ce n’est pas une grande œuvre architecturale comme elle peut le paraître, a dit Jackson. La vérité, c’est qu’après avoir réalisé La communauté de l’anneau, je n’avais pas idée de réaliser Le hobbit. Je ne savais si j’avais envie de le faire ou si on allait m’offrir la possibilité de le faire. Les droits du Hobbit n’ont pas été libérés avant la fin du tournage du film Le retour du roi, le troisième de la trilogie de l’anneau.»

La question des droits d’auteur a finalement été réglée en cours de route. Jackson en est venu à une entente avec New Line Cinema au sujet de sa part des profits de la trilogie Le seigneur des anneaux. Guillermo del Toro, qui devait réaliser le premier chapitre du Hobbit, est passé à autre chose, laissant derrière lui les scénarios des films de la trilogie. Jackson, qui ne devait être que producteur, a repris son chapeau de réalisateur.

«D’un point de vue, la sortie de ce dernier film est un grand soulagement pour moi, a dit Jackson. Nous ne sommes pas soulagés de l’avoir fait, mais d’avoir pu le faire dans les circonstances. Avant que ce dernier volet de la trilogie du Hobbit existe, il a fallu rendre possibles les deux films précédents.»

De plus en plus sombre

Celui qui a été fait Chevalier de l’Ordre du Mérite de Nouvelle-Zélande en 2009 a maintenant 53 ans. Il a beaucoup plus d’expérience aujourd’hui qu’au premier tour de manivelle en Nouvelle-Zélande en 1999. Quand il s’est plongé dans la trilogie du Hobbit, il était prêt et aguerri.

«Lorsque nous avons commencé Le hobbit, nous avions un livre pour enfants entre les mains, alors que Le seigneur des anneaux, lui, s’adressait à un public adulte. Évidemment, Le seigneur des anneaux a été fait avant, nous lui avons donné un ton adulte. Or, nous ne voulions pas complètement changer de ton pour produire un film pour enfants.»

«Nous avons donc traité le premier Hobbit de façon amusante, un peu clownesque, avec les nains. Pour le second Hobbit, nous avons opté pour un ton légèrement plus sérieux et complexe, notamment avec l’arrivée de Thanduil. Là, nous venons de lancer le plus sombre de la trilogie du Hobbit, il ne fera pas autant rire et on aborde les thèmes de la vie et de la mort. Pour moi, ça permet de vraiment enchaîner avec Le seigneur des anneaux

Peter Jackson
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