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L’art de se nuire

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Il y a quelque chose de très paradoxal dans le «moyen de pression» des vêtements ridicules des policiers ou des camions de pompiers noircis (dont les contribuables devront défrayer le nettoyage): ceux qui les utilisent se nuisent à eux-mêmes! Si j’étais Denis Coderre, je me frotterais les mains de satisfaction en observant la mentalité puérile, contre-productive, des chefs qui préconisent de telles méthodes.

Il y a quelque chose de très paradoxal dans le «moyen de pression» des vêtements ridicules des policiers ou des camions de pompiers noircis (dont les contribuables devront défrayer le nettoyage): ceux qui les utilisent se nuisent à eux-mêmes! Si j’étais Denis Coderre, je me frotterais les mains de satisfaction en observant la mentalité puérile, contre-productive, des chefs qui préconisent de telles méthodes.

Avant de continuer avec mon sujet principal, surprise! Je m’amende. Pour vous dire que Mémoire de Proulx à MAtv n’est pas éliminé des ondes comme je vous l’annonçais la semaine dernière, mais reporté à janvier 2016. En attendant, durant 2015, trente épisodes tirés des années passées reviendront à l’écran, dont ceux sur Maurice Richard, Louis Cyr, Louis-Joseph Papineau, Samuel de Champlain, etc.

Mais revenons à nos moutons... Pourquoi persister à ternir sa propre image? Je me demande combien de policiers maugréent contre l’idiote tactique des pantalons de clowns que la solidarité syndicale les oblige à respecter... Je veux dire: cela est insultant pour le public, cela rabaisse l’image de leur profession. Par quelle opération du Saint-Esprit cela viendrait-il contribuer à établir un rapport de force avec l’employeur?

Les clowns

Après les poulets, les bœufs, les chiens et les cochons, le lexique péjoratif anti-policier du Québécois moyen s’est enrichi d’un nouveau mot: clown. Cela, grâce à l’insolite et inefficace méthode des pantalons bariolés, parfois fluo.

Quand va-t-on se rendre compte que ça ne marche pas, ce moyen? Drôlement plus efficace: arrêter de respecter les odieux quotas de contraventions que la Ville utilise comme des impôts supplémentaires.

Pour ça, j’applaudis! Quelle honte pour une ville de détourner la vocation de ses agents de l’ordre pour en faire des collecteurs de taxes. Déjà, on a le commando des contraventions, hyperactif et ultra-rentable.

Tant mieux si l’actuel conflit nous a permis de révéler le secret de Polichinelle des quotas.

Mais... pourquoi continuer de se ridiculiser aux yeux du public en continuant de s’habiller en clown?

Pour les funérailles de Jean Béliveau, les agents ont pris soin de revêtir leur digne uniforme. Pour la commémoration du massacre de Polytechnique, ils ont, m’a-t-on dit, gardé leur attirail clownesque... On voit où va le respect, au Québec...

Les impuissants

Cette semaine, les fumeux de pipe de la Commission des relations de travail ont fait preuve de lâcheté en choisissant de ne pas intervenir pour empêcher les policiers enfants gâtés de Châteauguay d’arborer un insigne de shérif, un chapeau et des bottes de cow-boy...

On se croirait au Village Far-West de Saint-Césaire; on cherche le Capitaine Bonhomme! Mais à qui nuit cette mascarade luckylukienne? À eux-mêmes. On se demande quand enfin «les sceptiques seront confondus» parmi les rangs des clowns!

Triste spectacle à voir, bien franchement, que ces comités, régies et offices qui se complaisent dans leur impuissance. Pensons à l’OQLF où l’on se fait un devoir de garder les bras croisés devant la détérioration du Québec français...

Dommage qu’il n’y ait pas de petits losanges bleus pour guérir ce genre d’impotence!