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Une maman gaspésienne choisit de mettre au monde son enfant malgré de graves malformations

«Les docteurs sont étonnés de voir à quel point mon garçon est fort et est combattant. Les neurologues de Québec n’en revenaient pas.»

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CAP-CHAT – Malgré la pression populaire pour qu’elle se fasse avorter, Marie-Karyne Savard, de Cap-Chat, en Gaspésie, a accouché du petit Atreyu, victime d’une malformation de la boîte crânienne. Le bambin de quatre mois subira deux opérations après les Fêtes à Québec et Montréal et la mère demande de l’aide pour subvenir à ses besoins.

«Mon garçon est né avec une malformation de la tête et du visage. À l’échographie, il n’avait pas de nez, de crâne. On voulait que je me fasse avorter», indique la mère.

«Il y a eu un choc dans mon placenta. Des fils de sang se sont logés autour de sa tête ce qui a empêché l’os de pousser. N’eut été de ce choc, mon garçon serait en parfaite santé. C’est une malchance», explique Mme Savard.

À deux mois, il a été opéré pour rattacher son œil et un mois plus tard, les chirurgiens ont corrigé sa bouche.

Malgré son visage difforme, le petit Atreyu est en parfaite santé.

«La fonction du cœur est correcte. Ses poumons sont corrects. Tous ses organes intérieurs sont numéro un. Les docteurs sont étonnés de voir à quel point mon garçon est fort et est combattant. Les neurologues de Québec n’en revenaient pas», explique la mère.

«Quand tout le monde s’est mis contre moi, ça m’a donné un coup de pied pour que je continue. Mon garçon est un ange tombé du ciel.»

Marie-Karyne Savard et son fils, Atreyu
Photo courtoisie

Opérations complexes à venir

Deux opérations complexes seront réalisées en janvier et février.

«Il n’y a pas d’os pour retenir son cerveau. Il a poussé du côté droit, ce qui a fait dévier son œil. Les docteurs de Québec doivent maintenant le fermer. Il ne pourra pas voir tant qu’il n’aura pas eu son opération à la tête», explique Mme Savard.

Cette deuxième chirurgie se fera au Centre universitaire de santé McGill, à Montréal, en février.

«Il faut qu’ils séparent l’œil du cerveau avec un os. Il y a un risque pour son cerveau et son œil», souligne-t-elle.

Appel à la solidarité

Mme Savard, qui a quatre autres enfants, demande l’aide du public afin de subvenir à ses besoins lors de ces deux opérations et prendre soin de quatre autres enfants durant son absence. Un compte a été ouvert à la Caisse populaire de la Haute-Gaspésie pour les contributions du public au folio 12060es1.