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Des obstacles avant de relocaliser

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Pas une équipe de la Ligue nationale n’apparaît actuellement plus ciblée pour un déménagement que les Panthers de la Floride. Le contexte se compare à celui qui a prévalu en Arizona.

Pas une équipe de la Ligue nationale n’apparaît actuellement plus ciblée pour un déménagement que les Panthers de la Floride. Le contexte se compare à celui qui a prévalu en Arizona.

Avant de s’installer dans une autre ville, l’organisation floridienne devra surmonter plusieurs obstacles financiers et contractuels.

Quand le propriétaire majoritaire, Vincent Viola, demande au comté de Broward une somme de 78,4 millions $ en fonds public pour éponger des pertes subies par l’équipe, c’est qu’il veut ralentir la dette de 100 000$ par jour de son équipe qui s’accumule.

Viola et son partenaire Doug Cifu n’envisagent pas de vendre les Panthers même si le comté de Broward refuse de les aider financièrement. Cette ritournelle chatouille, à tort ou à raison, ceux qui espèrent le retour de la ligue par une relocalisation plutôt qu’une expansion.

Photo Courtoisie

Les propriétaires actuels doivent vivre avec le bail négocié par le premier propriétaire, Wayne Huizenga, avant même que le BB&T Center ne devienne le domicile des Panthers.

Ils ont connu du succès au début jouant devant des salles combles. Ils ont perdu la finale de la coupe Stanley, en 1996, en quatre parties face à l’Avalanche du Colorado, trois ans après leur naissance.

Ils ont emménagé dans le secteur ouest de Broward en 1998-1999.

Barbara Sharief, ex-mairesse du comté, soutient qu’il n’existe aucune clause échappatoire au bail des Panthers, valide pour encore 14 saisons. Le commissaire Martin Kiar prétend que les Panthers peuvent quitter s’ils acquittent leur dette de 63 millions $ envers le comté.

Outre cette somme, l’organisation cherche à éviter un paiement de 8,4 millions $ découlant des assurances pour l’édifice et un autre de 7 millions $ pour un fonds destiné à son entretien.

Viola et Cifu ont déboursé 240 millions $ pour acheter l’équipe. Nul doute qu’en la vendant, ils récupéreraient un pourcentage des sommes perdues. Autre rengaine connue, les gros chats perdront entre 25 et 30 millions $ encore cette année à moins de participer aux séries et de remporter la coupe Stanley.

Des chiffres et des chiffres

Ce n’est pas sans raison, du moins dans leur optique, que les propriétaires des Panthers s’accrochent au partage des revenus, 80% versus 20% en leur faveur. Les commissaires du comté souhaitent modifier le bail pour établir le partage à 70% versus 30%.

Comme le mentionnait TVA sports, l’équipe n’a remis qu’un chèque au comté depuis sa naissance (1993). Elle peut déduire les salaires des joueurs des profits qu’elle a encaissés. Mais comme elle baigne dans le rouge, impossible de verser des profits.

Les Panthers ont généré des revenus de 127,5 millions $ au cours de leurs seize premières années avec la présentation de concerts, conventions, concerts et spectacles sur glace. Le comté n’a reçu que 400 000$ de ces revenus, selon un commissaire.

Un vote au printemps

Si Viola et Cifu n’en démordent pas, ils ne toucheront probablement pas les 78 millions $ qu’ils réclament au comté. Un vote devrait se tenir à la fin du printemps et l’approbation majoritaire des neuf membres de la commission s’avère nécessaire. Tim Ryan, le nouveau maire du comté, s’est déjà prononcé contre le bail actuel.

Des commissaires se prononcent contre, mais en restant ouverts à une négociation. Est-ce à dire les bonnes grâces de Gary Bettman?

Si les Panthers réglaient leurs problèmes avec le comté de Broward en mai, concluaient une vente à leur satisfaction, un déménagement pourrait être envisageable pour l’automne 2015 étant donné que Québec disposera d’un amphithéâtre et d’un bureau administratif maintenant qu’ils ont acheté les Remparts.

La décision n’appartient toutefois pas au comté. Même avec un vote défavorable des commissaires, il reviendra toujours au commissaire Gary Bettman de sanctionner la relocalisation d’une deuxième équipe après celle des Thrashers d’Atlanta à Winnipeg.

Terminons avec un commentaire du défenseur Erik Gudbranson à un confrère de Miami. «Les foules à domicile nous incitent à nous serrer les coudes. Ce n’est pas facile d’évoluer devant de si petites assistances à domicile. Personne ne veut entendre le silence comme c’est le cas au BB&T Center.»


Bettman en 9e position

Selon le Sports Business Journal qui s’intéresse au volet économique du sport, le commissaire Gary Bettman vient au neuvième rang du classement des personnes les plus influentes. Adam Silver, commissaire de la NBA, occupe le premier rang. John Skiper, d’ESPN, est en deuxième place et Bud Selig, du baseball majeur, au quatrième échelon. Assez curieusement, Robert Kraft, de l’entreprise du même nom, revendique la troisième place. Roger Goodell, de la LNF, est en cinquième position.

Une dame à la hauteur

Jean Béliveau a eu la chance d’avoir une épouse qui appréciait et respectait le public autant que lui. Élise Béliveau a su quoi faire et quand le faire tout au long de la semaine des funérailles. Son mari était sûrement fier d’elle.

Le plus touchant

De tous les commentaires entendus, Yvan Cournoyer a été le plus touchant à mes yeux. Il a parlé avec les yeux du cœur... Fidèle à ses habitudes, Ken Dryden a prononcé son allocution dans les deux langues... Bizarre à écrire, mais il faudra attendre le décès de Guy Lafleur pour ressentir autant d’affection de la part des amateurs.