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La hache dans les subventions de l’Agence Science-Presse

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Photo Archives / Agence QMI

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Après les Débrouillards, l’Agence Science-Presse passe dans le tordeur des compressions budgétaires, a appris le Journal. Et sa survie est maintenant menacée.

L’unique agence de presse scientifique au Canada et la seule du monde francophone a été avisée ce matin qu’elle perdait l’ensemble des subventions accordé par le gouvernement du Québec (120 000$) à partir de l’an prochain. Près de 70 % de son budget dépend de ces subsides.

«Je ne sais pas ce qu’on va faire», affirme la directrice générale de l’organisme, Josée Nadia Drouin, en entrevue avec le Journal. «Ça fait 36 ans qu’on existe et qu’on a toujours été subventionné.» La survie de l’agence est elle en jeu ? «Oui», laisse-t-elle tomber.

Mme Drouin a appris ce matin la mauvaise nouvelle. Le sous-ministre à l’Économie a fait savoir à l’Agence Science-Presse que «la promotion de la science ne fait plus partie des priorités du gouvernement», selon cette dernière.

L’agence a un seul employé à temps plein, Mme Drouin, et trois employés à temps partiel. Elle alimente en nouvelle scientifique des quotidiens comme Le Devoir et La Presse, des hebdos régionaux ainsi que le site Web du magazine scientifique Découverte, par exemple. Ses nouvelles scientifiques sont par ailleurs diffusées en France et en Belgique.

«C’est un choc pour la communauté des communicateurs scientifiques. Va-t-il rester de la nouvelle scientifique en dehors de Radio-Canada ?», s’est demandé Mme Drouin.

Le gouvernement Couillard a aussi coupé les vivres aux Publications BLD,  la société éditrice des Débrouillards. ​