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Les Français s’intéressent au tueur Gérald Gallant

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Photo Agence QMI, Joël Lemay L’équipe de TF1 a interviewé les journalistes Éric Thibault (à gauche) et Félix Séguin (à droite) dans le cadre de son reportage.

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Le reportage du Journal sur l’histoire du tueur à gages Gérald Gallant a fait tellement de vagues que la chaîne française TF1 prépare maintenant un reportageà son sujet.

Le reportage du Journal sur l’histoire du tueur à gages Gérald Gallant a fait tellement de vagues que la chaîne française TF1 prépare maintenant un reportageà son sujet.

«Tout est bon dans cette histoire: le contexte, les personnages», se réjouit Christophe Dubois, journaliste pour le magazine télévisé Sept à huit.

Il s’agit d’une des grandes émissions d’enquête journalistique en France, affirme avec fierté Félix Séguin, de notre Bureau d’enquête, l’un des deux journalistes qui ont réalisé le reportage publié par Le Journal.

Du 25 au 31 octobre dernier, Le Journal a publié un reportage interactif sur les confessions de Gérald Gallant, l’un des tueurs à gages les plus dangereux parmi ceux reconnus coupables par les tribunaux du Québec. Gallant a admis être l’auteur de 28 meurtres et de 12 tentatives de meurtre, entre 1978 et 2003.

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Photo d'archives

Depuis, le reportage a eu un rayonnement impressionnant, notamment en Europe francophone. Il a d’abord été publié sur la première page du quotidien Le Parisien, puis repris par Le Monde, Paris Match, Courrier international, ainsi que par le quotidien suisse Le Matin.

«On trouvait ça surréaliste que les Français s’y intéressent autant», s’étonne Félix Séguin.

Si l’histoire de Gallant a retenu l’attention de TF1, c’est pour son aspect universel, mais surtout pour son côté invraisemblable, explique M. Dubois. En découvrant les détails de cette histoire, «on se dit, c’est pas possible».

Polar

M. Dubois donne en exemple le fait que Gallant a eu une maîtresse dont la famille possédait un salon funéraire. «Ça devient un polar», résume-t-il.

De plus, le fait d’avoir accès à des confessions de tueur qui n’ont jamais été entendues en Courest exceptionnel. «Les tueurs à gages, ça ne court pas les rues», souligne M. Dubois.

Pour son reportage, TF1 a interviewé nosreporters Éric Thibault et Félix Séguin, ainsi que des proches de Hells Angels qui ont été abattus par Gallant. Aucun policier n’a toutefois été autorisé à leur parler.

Félix Séguin et Éric Thibault sont tous deux ravis que leur reportage continue à faire des petits.

Ils sont d’autant plus heureux que la décision de TF1 d’en faire un reportage vient valider la qualité de leur travail. «C’est vraiment une belle reconnaissance, lance Éric Thibault.On était convaincu que l’histoire de ce gars-là devait être racontée.»

En un an de travail, dont quatre mois intensifs, les deux journalistes ont étudié quelque 90 000 fichiers informatiques, épluché des milliers de pages de documents, sans compter les bandes vidéo à visionner et autres rapports à consulter.

«C’est ce que j’ai fait de plus important [dans ma carrière]», se félicite Félix Séguin.