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Notre dépendance à l’électricité

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Il faut perdre le courant pendant toute une soirée pour se rendre compte à quel point l’électricité est importante dans nos vies.La télé, l’ordinateur, internet, le système de chauffage, l’éclairage, les électroménagers, bref tous nos projets tombent à l’eau lorsqu’il y a une interruption du réseau d’Hydro.Nous sommes des milliers de Québécois cette semaine à l’avoir réalisé: nous sommes dépendants.

Il faut perdre le courant pendant toute une soirée pour se rendre compte à quel point l’électricité est importante dans nos vies.La télé, l’ordinateur, internet, le système de chauffage, l’éclairage, les électroménagers, bref tous nos projets tombent à l’eau lorsqu’il y a une interruption du réseau d’Hydro.Nous sommes des milliers de Québécois cette semaine à l’avoir réalisé: nous sommes dépendants.

J’ai l’habitude d’écrire cette chronique sur mon portable le soir, après ma journée de travail à la radio, et de l’acheminer par courriel au Journal de Québec. Mon ordinateur calcule avec exactitude le nombre de mots que je dois livrer, tout est tellement facile. Pour la première fois cette semaine, j’ai dû me résoudre à l’écrire en partie à la main, avec un bon vieux stylo et une feuille de papier, à la lueur d’une chandelle.Je me serais crue au début du siècle dernier.

Lorsque nous sommes en vacances et que nous voulons décrocher, il n’y a rien de plus agréable qu’un chalet sans électricité ni internet, où nous prenons plaisir à nous remémorer de bons vieux souvenirs, à jouer à des jeux de société et à discuter en réinventant le monde autour d’un poêle à bois.Mais lorsque nous travaillons, que notre temps est compté au quart de tour le soir pour le lavage, la vaisselle, les cours sur internet, l’écriture d’un blogue ou d’une chronique, nous nous sentons dépourvus sans électricité.

Perte de repères

Tous ceux qui ont l’habitude de regarder la télé le soir, de communiquer sur les réseaux sociaux, de jouer ou de faire des recherches sur internet ont aussi perdu leurs repères cette semaine, lorsqu’ils se sont retrouvés dans le noir à la suite des forts vents.

Heureusement, ça n’arrive pas tellement souvent, mais ça m’a quand même amenée à réfléchir sur toutes nos dépendances.

Si, demain matin, une panne généralisée faisait planter tous nos guichets automatiques et tous les paiements électroniques, serions-nous capables de payer l’épicerie?Nous avons de moins en moins de billets de banque dans nos poches.Et que dire du courrier, des factures, de nos placements? Presque tout est rendu sur internet. Si un virus majeur paralysait le réseau, aurions-nous des copies papier pour prouver nos avoirs ou nos paiements?

Lâcher prise

Nous sommes parfois nostalgiques du bon vieux temps, mais je dois avouer que, cette semaine, je ne l’étais pas du tout.Après deux soirs consécutifs sans électricité, j’ai trouvé le temps long.J’ai profité de la première soirée pour faire une cure de sommeil, mais la deuxième, je ne pouvais m’empêcher de penser aux tâches non faites qui s’accumulaient. Pourtant, je sais très bien que je vais me rendre à Noël en même temps que tout le monde.

Je pense que, cette semaine, la vie a voulu me rappeler l’importance de lâcher prise. Non, ce n’est pas juste un jeu de mots...