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Retour des Nordiques: une question de temps selon Labeaume

« Moi, je vais avoir livré la marchandise avec l’amphithéâtre », dit-il

Le maire de Québec, Régis Labeaume, maintient que son avenir politique et le retour d’une équipe de la Ligue nationale de hockey ne sont pas liés.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Le maire de Québec, Régis Labeaume, maintient que son avenir politique et le retour d’une équipe de la Ligue nationale de hockey ne sont pas liés.

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L’année 2015 sera celle de l’ouverture du nouvel amphithéâtre. Marquera-t-elle aussi le retour des Nordiques? Régis Labeaume croit que ce n’est qu’une question de temps.

L’année 2015 sera celle de l’ouverture du nouvel amphithéâtre. Marquera-t-elle aussi le retour des Nordiques? Régis Labeaume croit que ce n’est qu’une question de temps.

«Ça va venir un jour, selon moi. La question, c’est quand, a laissé tomber Régis Labeaume hier en entrevue éditoriale avec Le Journal. J’ai bien confiance. Moi je vais avoir livré la marchandise avec l’amphithéâtre.»

Même s’il n’a jamais caché qu’il aimerait ravoir les Nordiques pour l’ouverture de l’amphithéâtre exactement 20 ans après leur départ, le maire croit que les fans de hockey de la capitale ne sont pas pressés.

«Le monde ne pense pas que ça va arriver vite le hockey, a-t-il dit. Les gens espèrent, mais ils savent que ça n’arrivera pas demain matin.»

D’ici là, il croit que la population va être ravie de pouvoir voir les Remparts évoluer dans la bâtisse neuve. «Oui, c’est sûr qu’on veut tous un club de la Ligue nationale, mais aller voir les Remparts dans l’amphithéâtre, quand ils vont entrer, les gens vont capoter», a lancé M. Labeaume.

Ceux qui lient son avenir politique au retour d’une franchise de la Ligue nationale de hockey (LNH) à Québec se trompent, affirme le maire qui rappelle que le dossier est entre les mains du gestionnaire Québecor.

«Mon avenir politique et le retour des Nordiques, ça n’a rien à voir pantoute. Moi j’avais à livrer un amphithéâtre, je n’avais pas à livrer une équipe», a-t-il soutenu.

Programmation à venir

Alors que l’année 2014 a été marquée par la question des régimes de retraite, celle qui s’en vient s’inscrira sous le signe de l’amphithéâtre qui ouvrira ses portes en septembre 2015.

La Ville de Québec a promis un «party» d’ouverture qui va durer un mois et permettra à tous ceux qui le souhaitent de visiter l’édifice de 400 millions $ financé par les fonds publics.

De son côté, Québecor planche sur une programmation d’ouverture qui semble plaire au maire. «Ils veulent que ça cogne en partant. Ils veulent fesser. Ça va être un beau gros deux mois», s’est enthousiasmé le maire, qui s’est bien gardé de dévoiler d’autres détails.

Le maire a de nouveau soutenu que l’amphithéâtre est toujours dans les budgets, une «réussite de gestion» dont il est fier.


« Je ne suis pas parti », clame le maire

Sept ans après son arrivée au pouvoir, le maire Labeaume se targue d’avoir réussi à créer le buzz qu’il souhaitait pour rendre Québec plus attrayante. Mais il est loin de vouloir accrocher ses patins.

Disant avoir des idées et des projets pour «encore 10 ans», Régis Labeaume n’envisage aucunement de faire autre chose que de gérer les destinées de Québec.

«Moi je ne suis pas parti. S’il y en a qui veulent me succéder, je leur annonce de ne pas se préparer trop, trop, de ne pas laisser passer des jobs», a-t-il lancé en entrevue.

Il a noté qu’il travaille notamment sur deux annonces «importantes» qu’il va faire dans les premiers mois de 2015 concernant des projets économiques privés.

M. Labeaume affirme «que ça sent bon» à Québec. Après le succès des fêtes de 2008 pour le 400e anniversaire, il avait dit vouloir créer un buzz pour sortir définitivement la ville de la morosité ambiante qui régnait auparavant. A-t-il l’impression d’avoir réussi?

La plus attrayante

«Oui, lance-t-il sans hésiter. On a créé le buzz, ç’a marché. On a viré la tendance de bord. On n’est pas encore rendu là où on voudrait être. Mais le bateau a commencé à tourner, et sur le bon sens, selon moi.»

Le maire de Québec martèle depuis des années qu’il veut faire de la capitale la ville la plus attrayante au pays, notamment pour les jeunes. «C’est peut-être pas encore la ville la plus attrayante au pays, mais on s’en va vers là, a-t-il indiqué. Je trouve que le feeling est là.»

M. Labeaume cite, entre autres, la rétention des immigrants, la hausse des salaires et l’arrivée de jeunes familles comme signes de réussite.

«On fait parler de Québec. Je reviens à ce que je disais au début, il faut créer le buzz. Ç’a marché au boutte», affirme-t-il.

Même si la ville est «à la mode, sexy et populaire», le maire croit que ce qu’il va manquer à Québec après l’ouverture de l’amphithéâtre «c’est un club de hockey».