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Veaux maltraités à Pont-Rouge : un homme accusé

veau
Photo courtoisie Mercy for animals & CTV

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Un ex-employé de l’élevage de veaux de Pont-Rouge, qui avait fait la manchette en avril pour cruauté envers les bêtes, risque une amende maximale de 37 000 $ pour ses gestes.

«Ces accusations de cruauté envers les animaux doivent servir de coup de semonce pour l’industrie du veau, à l’effet que la cruauté et les abus ne sont pas tolérés au Canada», affirme Krista Osborne, directrice générale de Mercy for Animals au Canada.

Son organisme est à l’origine de la plainte qui a mené à l’accusation d’Éric Dame dans ce dossier et à l’amende qui pourrait en découler.

L’homme a aujourd’hui quitté la ferme de Pont-Rouge. Mais, en décembre dernier, un enquêteur de Mercy for Animals équipé d’une caméra cachée l’a filmé en train de battre à coups de pied et de poing de jeunes veaux agonisant dans des cages souillées de leurs propres excréments.

«Ces animaux montraient des plaies ouvertes et ne recevaient pas les soins vétérinaires requis pour leur état», précise l’organisation.

Minces accusations

Relayé par le Journal, les images de Pont-Rouge ont suscité une vague d’indignation populaire.

Mercy for Animals souhaitait alors que des accusations soient portées contre l’entreprise, mais sur la base de l’enquête menée par la SPCA, la Courone a plutôt décidé d’accuser un seul individu.

L’avocate de la SPCA, Me Sophie Gaillard, admet que la sanction que risque Éric Dame est mince. Même son de cloche du côté du porte-parole péquiste en matière d’Agriculture, André Villeneuve. «Faire un chèque et passer à autre chose, c’est peut-être un peu trop facile», estime-t-il.

Un individu qui maltraite des animaux devrait-il être passible de prison? Il faudra se poser la question, répond M.Villeneuve.

Loi sans dents

À la suite de l’enquête de Mercy for Animals, le ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis, avait annoncé qu’il donnerait des dents aux lois québécoise en matière de protection animale.

La réforme promise n’a toutefois toujours pas été soumise à l’Assemblée nationale. La loi québécoise continue donc de traiter les animaux comme des biens meubles.

Le député Villeneuve presse le ministre Paradis de respecter ses engagements. «Vivement un débat pour qu’on se donne des outils qui sont comparables à ce qui se fait autour de nous (ailleurs au Canada)», s’impatiente-t-il.

Avec la collaboration de Pierre-Olivier Fortin

 

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