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Des adieux déchirants

Le hobbit: La bataille des cinq armées
photo courtoisie

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Le Hobbit: La bataille des cinq armées est la conclusion passionnante et appropriée à cette extraordinaire épopée fantaisiste.

Le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson a passé 15 ans de sa vie à adapter l’œuvre de J.R.R. Tolkien au grand écran, mais avec ce dernier volet, l’ensemble est beaucoup plus grand que chacune de ses parties.

Comme le sous-titre l’indique, La ­bataille des cinq armées présente des scènes d’action explosives. Je mets au ­défi n’importe quel adepte de la franchise à visionner ce dernier chapitre du Hobbit sans verser une larme en faisant ses adieux à la Terre du Milieu. Le tout est emballé d’une mélancolie et d’une nostalgie particulièrement poignante à l’issue de la guerre.

Monde réel

Comme l’anneau glissait du doigt de ­Bilbo pour nous projeter dans la trilogie du Hobbit, la fin de cette dernière nous ramène au début de l’aventure du Seigneur des anneaux. Toutes les histoires des deux films précédents sont résolues dans le dernier long-métrage du Hobbit. Nous anticipons exactement comment pourra se constituer la Communauté de l’anneau. Le monde mythique de Tolkien nous semble réel.

Jackson a réussi à brosser ce tableau épique, sans jamais perdre de vue la spécificité de ses personnages. De sorte que la scène de guerre à la fin de La bataille des cinq armées est encore plus spectaculaire que la bataille dans Le seigneur des anneaux: Les deux tours.

Un gros plan est fait sur chaque personnage, ce qui sied au rôle singulier qu’ils ont tenu dans la saga, qu’ils soient ­hobbits, nains, elfes ou même orques.

Jackson a réussi ce tour de force, bien qu’il ait volontairement retiré certains passages des plus saisissants pour sa version complète qui sortira en 2015.

Distribution

Le crédit revient aussi à toute l’équipe de tournage ainsi qu’à la distribution. Chapeau à Andy Serkis dans la scène avec le dragon Smaug. Cet acteur a été bien dirigé par Jackson, mais il arrive à nous faire sentir comme n’importe quel homme ou femme qui aurait essayé de survivre à la colère de Smaug.

Sinon, Benedict Cumberbatch est une fois de plus superbe en prêtant sa voix au terrifiant dragon, principalement lorsqu’il interagit avec Luke Evans, le fidèle archer qui résiste à Smaug le Magnifique avec une farouche détermination.

Chaque pièce maîtresse de cet ensemble est excellente, mais tout particulièrement la Canadienne Evangeline Lilly, qui donne vie à l’elfe Tauriel; Lee Pace à titre du roi elfe Thranduil; Martin Freeman qui donne beaucoup plus de profondeur au voleur Bilbo Baggins, qu’on suit dans toute la ­saga du Hobbit; Aindan Turner en Kili, le nain romantique; Richard Armitage dans la peau du roi des nains torturé Thorin Oakenshield; Manu Bennett en Azog, l’orque blanc; Ryan Gage, le comique Alfrid; et, comme toujours, l’aristocrate Ian McKellen, magistral en Gandalf. Notre cœur a aussi fait deux tours en voyant Ian Holm jouer un Bilbo plus âgé.

Tous les acteurs ont bien rempli leur mission. Ce film, comme les cinq précédents de l’épopée, est la métaphore d’œuvres humaines monumentales. Par exemple, Bilbo représente la personne ordinaire qui accomplit l’exceptionnel, Gandalf, lui, représente l’inspiration, la volonté de faire de son mieux. Et ces deux personnages sont engagés avec foi et valeur dans une lutte sans pitié du bien contre le mal.

  • Le hobbit: La bataille des cinq armées (4.5/5)
Film de Peter Jackson.
Avec Ian McKellen, Richard Armitage, Benedict Cumberbatch, Andy Serkis et Evangeline Lilly.