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Le basket féminin, une fierté à Sainte-Victoire

Chronique Basket
photo courtoisie Stéphanie Boucher Les Vaillantes de Sainte-Victoire ­portent bien leur nom.

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Depuis 20 ans, le club de basketball les Vaillantes de Sainte-Victoire défie la tendance en développant le talent des filles de 8 à 12 ans.

Malgré le fait que le basketball soit un sport très populaire auprès des jeunes, les filles – surtout celles d’âge primaire – sont souvent plus ­hésitantes à le pratiquer.

Il est donc fréquent de voir les organisations civiles intégrer les filles de moins de 12 ans à des équipes masculines, car elles ne sont pas assez ­nombreuses pour former une équipe complète de catégorie novice (8-9 ans) ou mini (10-12 ans).

Les Vaillantes, une exception

Il y a 20 ans, Pierre Lemay et Daniel Tellier, deux éducateurs physiques de l’école primaire de Sainte-Victoire, près de Sorel, ont mis sur pied un programme de basket s’adressant uniquement aux fillettes de 8 à 12 ans. À raison de deux séances d’entraînement de 90 minutes par semaine, en plus des parties, les joueuses s’initient au basket.

«Nos équipes, ça fait 20 ans qu’elles gagnent. Nous sommes toujours les équipes à battre. Et notre succès nous aide, les filles veulent jouer au sein de nos équipes, c’est un honneur pour elles», explique l’entraîneur de l’équipe mini, Pierre Lemay.

Mais n’entre pas qui veut au sein des Vaillantes dont la devise est «Caractère, combat et courage». Les filles ­doivent être invitées à faire les ­sélections.

Et le duo Lemay-Tellier recherche des filles compétitives qui démontrent déjà, à cet âge, des habiletés athlétiques. Les deux entraîneurs ont des antennes partout dans le milieu ­scolaire et sportif de la région.

«C’est vraiment un gros privilège pour moi de faire partie des Vaillantes. J’aime l’esprit d’équipe que m’apporte le basket», raconte Raphaëlle Laforest, 11 ans, qui entame sa quatrième ­saison avec les Vaillantes.

Résultats impressionnants

L’an dernier, les Vaillantes ont disputé 58 parties et n’en ont perdu qu’une. Elles ont également mis la main sur le Championnat provincial féminin de la catégorie mini et le Championnat du Vermont.

Aux Jeux du Québec l’été dernier, l’équipe du Richelieu-Yamaska, qui a remporté la médaille d’or, était composée uniquement d’anciennes filles des Vaillantes.

Elles n’ont pas froid aux yeux

Voulant augmenter le défi de ses joueuses, Pierre Lemay n’a pas hésité, il y a environ six ans, à les faire jouer dans une ligue masculine de minibasket.

«Jouer contre des gars, c’est plus intense. On s’améliore plus», confie Linda Gagnon, l’une des deux capitaines de l’équipe qui aura 12 ans dans deux jours.

«Non, je ne suis pas intimidée. Moi, ça me donne un challenge de plus à relever», ajoute sa coéquipière Raphaëlle.

Depuis le début de la présente saison, les Vaillantes ont une fiche de 19-0 contre des équipes masculines et féminines de minibasket.

La fierté de Sainte-Victoire

Avec un tel palmarès, pas surprenant que le programme des Vaillantes fasse la fierté de cette petite localité près de Sorel.

Tous les exploits des Vaillantes sont régulièrement médiatisés dans l’hebdo local et à la radio régionale. Soutenues par la commission scolaire et la municipalité, les deux équipes (novice et mini) sont également commanditées par plusieurs entreprises, ce qui permet aux filles d’être vêtues aux couleurs de l’équipe.

Chacune de leurs 50 rencontres ­annuelles est suivie par de nombreux parents et amis qui sont toujours très bruyants et enthousiastes sur les lignes de côtés.