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Le livre se porte bien

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Photo d'archives Et heureusement pour nous, même en faisant preuve d’une très grande ouverture envers l’objet dématérialisé, le livre papier se porte bien.

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Malgré les efforts constants des vendeurs du temple numérique de nous convaincre d’acheter «ebook», «livrel» ou quel que soit le nom que l’on veut bien donner au livre électronique, le livre papier reste encore et toujours un objet apprécié de tous, y compris des jeunes.

Malgré les efforts constants des vendeurs du temple numérique de nous convaincre d’acheter «ebook», «livrel» ou quel que soit le nom que l’on veut bien donner au livre électronique, le livre papier reste encore et toujours un objet apprécié de tous, y compris des jeunes.

Mort le livre? On serait porté à le croire, à entendre les prophètes du numérique qui, année après année, nous invitent régulièrement aux funérailles de tel ou tel objet du quotidien en faveur de sa contrepartie numérisée. Beaucoup d’invitations soit, mais très souvent, le mort ne se présente pas, étant plutôt du genre «alive, well and kicking».

Et heureusement pour nous, même en faisant preuve d’une très grande ouverture envers l’objet dématérialisé, le livre papier se porte bien. Plus, il a encore la faveur de ceux qui, on serait porté à le croire, devraient le rejeter, soit les natifs du numérique, ces jeunes nés avec iPhone et tablette à la main.

C’est ce que nous révèle la firme d’analyse-conseil Neilsen dans une étude réalisée sur deux années dans 10 pays auprès de lecteurs anglophones. Les francophones seraient-ils différents? J’en doute.

Bref, bien que le livre électronique fasse des gains honnêtes dans tous les segments de marché, le livre papier, lui, continue à jouir de la faveur de la majorité, y compris, on le répète, des jeunes générations.

Le respect du papier

On peut honnêtement se demander pourquoi. Après tout, leur univers est numérique, les produits qu’ils consomment, films, émissions de télé, musique, sont dématérialisés. Je me souviens même, il y a quelques années de cela, d’une étude qui affirmait que ceux-ci téléchargeraient une paire de souliers Nike, si cela était possible.

Une des raisons, outre l’accès à une carte de crédit, difficile sinon impossible lorsque l’on a 18 ans et moins, reste le respect et l’attachement que les parents portent au livre papier. Eh oui chers parents, aimez et respectez les livres et vous verrez que votre progéniture vous le rendra.

Partage facile

Il y a aussi que le livre se partage plus facilement. Et dans un univers numérique où les jeunes carburent à l’économie du partage, c’est plus qu’un avantage. D’où le rôle important des bibliothèques, particulièrement de celles qui font place à la fois au papier et au numérique.

À preuve, j’ai récemment visité la nouvelle bibliothèque publique de l’arrondissement Saint-Laurent un dimanche après-midi. Un stationnement archiplein, des files pour enregistrer les prêts de livres, des jeunes partout et un extraordinaire amalgame de vieilles et de nouvelles technologies. Autant un iPad qu’un simple crayon papier s’y sentent comme chez eux.

Rien de scientifique comme sondage, vous me direz, mais à la suite de la lecture de cette étude, j’ai demandé à plusieurs jeunes de moins de 30 ans, tous très branchés, s’ils étaient plus «ebook» ou livre papier? Sans trop de surprises, quasiment tous m’ont répondu qu’ils préféraient le format papier au pixel. L’information? La migration est terminée, pour eux, tout se passe en ligne. Mais le livre? L’objet papier est et sera encore pour de nombreuses années privilégié.

Mais pour combien de temps encore?​