/news/health
Navigation

Devenue invalide après une opération de routine

Elle en est venue à une entente hors cour avec l’hôpital Honoré-Mercier

Saint-Hyacinthe
Photo Le Journal de Montréal, Héloïse Archambault Martine Robineau poursuit l’hôpital Honoré-Mercier pour 830 000 $ en raison d’une infection nosocomiale qu’elle dit avoir contractée à l’hôpital.

Coup d'oeil sur cet article

SAINT-HYACINTHE | Cinq ans après une opération qui lui a coûté l’usage d’un bras, une patiente devenue invalide vient de s’entendre hors cour avec l’hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe.

En juin 2009, en promenant son chien, Martine Robineau a fait une chute et s’est cassé le bras gauche. Elle a été opérée à l’hôpital Honoré-Mercier. Après l’opération de routine, elle est vite devenue fiévreuse et a remarqué de l’inflammation autour de la plaie. Elle a été réopérée une semaine plus tard.

Les médecins ont alors constaté dans la plaie la présence d’un Clostridium perfringens, une bactérie associée à la gangrène. Au total, elle a dû subir sept opérations en moins de trois mois.

L’hôpital Honoré-Mercier a toujours affirmé que la bactérie provenait du sol où Mme Robineau a chuté. Elle a contesté cette version en soutenant que sa chute n’a provoqué aucune égratignure.

Mme Robineau a perdu 80 % de l’usage de son bras à la suite de l’opération. La résidente de Saint-Hyacinthe, qui travaillait dans un laboratoire, a dû faire une croix sur sa carrière.

Dans ces circonstances, effectuer des petites tâches quotidiennes demeure difficile: «Avec un seul bras, se laver les cheveux devient un défi, mettre une paire de bas relève de l’exploit et transvider le contenu d’un chaudron est pratiquement impossible», illustre-t-elle.

5 ans de démarches

Après cinq ans à tenter d’obtenir réparation, elle a décidé de s’entendre hors cour. «J’ai accepté de conclure une entente avec l’hôpital Honoré-Mercier et le CSSS Richelieu-Yamaska parce que je voulais tourner la page et que j’étais tannée de me battre», affirme Martine Robineau.

Bien qu’une clause de confidentialité l’empêche de dévoiler le montant de l’entente, la Maskoutaine de 51 ans est un peu déçue du règlement. «C’est sûr que j’aurais préféré obtenir les 800 000 $ demandés. Je devrai vivre avec les conséquences de cette opération qui a mal tourné pour le reste de mes jours.»

De son côté, le CSSS-Richelieu-Yamaska préfère ne pas émettre de commentaires à propos de ce dossier.