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Le téléphone idéal ( rêvons... )

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Aussitôt achetés, aussitôt désuets. C’est souvent ainsi que l’on décrit les outils technologiques que nous achetons pourtant à fort prix. Dont les téléphones. À quelques jours de 2015, amusons-nous à imaginer ce que serait le téléphone idéal.

Longtemps, nous avons associé une certaine forme d’obsolescence programmée à nos ordinateurs. Combien de fois avons-nous dit: «L’ordinateur que tu achètes aujourd’hui est déjà démodé.» Pourtant, avec la puissance disponible sous le capot des nouvelles machines, on est aujourd'hui assurés d’avoir des ordinateurs qui pourront exécuter nos applications plus longtemps qu’autrefois.

Mais les téléphones multifonctions, eux? Ouche! En peu de temps, la petite merveille payée à prix fort ne vaut quasiment plus rien.

Modularité

L’appareil que l’on achète est encore d’un seul bloc monolithique. Si on est chanceux, certains téléphones permettent de changer la pile par soi-même et, parfois, de la remplacer par une plus puissante. Mais c’est tout.

Imaginons maintenant un téléphone qu’il serait possible de faire évoluer à sa guise à partir d’une simple liste d’exigences. Un téléphone Lego, tout en pièces.

On débute avec l’écran: grandiose, à mi-chemin entre le téléphone traditionnel et la tablette, ou encore assez petit pour qu’il puisse se glisser dans la poche? Il suffit de choisir et d’en faire la base de son téléphone idéal.

Wi-Fi? Bluetooth? 4G? Quelles que soient les normes de communications voulues, le consommateur aurait la possibilité de choisir celles désirées.

Que dire de l’appareil photo? Pour certains, le meilleur n’est pas encore assez. Pour d’autres, un simple capteur avec une résolution raisonnable ferait l’affaire.

Puissance de traitement, mémoire? Encore une fois, on choisit les composants selon ses besoins... et son budget. La pile? Idem. Carte SIM simple ou double (pour les maniaques qui trimbalent en ce moment deux téléphones avec deux numéros différents)? Suffit de choisir.

Et la mémoire? Pourquoi se limiter avec une mémoire de base de deux gigaoctets pour y exécuter les applications et le système d’exploitation? De plus en plus, l’OS et les apps sont à l’étroit. Deux, trois ou quatre gigas? Pourquoi pas. Idem pour la mémoire de stockage.

Normes ouvertes

Évidemment, si l’industrie prenait le temps d’établir et de publier des normes et des standards ouverts à tous (on peut vraiment rêver), tous ces composants pourraient être échangés contre d’autres, plus à jour, provenant du manufacturier de son choix alors que les pièces désuètes seraient retournées et recyclées.

Il en va de même pour le système d’exploitation. Nous le disions, dans un monde idéal, l’industrie aurait adopté des normes ouvertes. Cela permettrait donc à quelques manufacturiers ou regroupements de bidouilleurs citoyens possédant le savoir nécessaire de développer le système d’exploitation idéal.

Bref, un beau rêve que tout cela?

Peut-être. Mais peut-être pas. Des entreprises comme Google, avec son projet Ara, ont commencé à réfléchir sur le téléphone modulaire. Il existe même des projets de téléphone modulaire en sociofinancement.

D’accord, l’année 2015 ne sera sans doute pas celle du téléphone Lego, mais il est logique de croire qu’un jour, un de ces projets verra le jour. Un jour.