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Fasel n’a pas compris

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Président de la Fédération internationale de hockey sur glace, René Fasel connaît peu la rivalité entre les villes de Montréal et Québec, ou a-t-il oublié l’époque des Nordiques et du Canadien, pour penser que le championnat mondial junior deviendrait un succès aux guichets dans la capitale si, en 2017, de concert avec Toronto, Québec présentait les parties de la ronde préliminaire et laissait la finale à Montréal.

Pendant que la capitale se contentera de l’apéritif, la métropole s’empiffrera du plat principal et du dessert.

L’année où Québec voudra organiser ce tournoi international de hockey junior, elle posera sa candidature pour les préliminaires et la ronde des médailles. Québec n’est plus la demoiselle qu’on invite à danser parce qu’il ne reste plus qu’elle dans la salle.

Fasel s’est mis un pied dans la bouche en qualifiant les assistances de faibles au Centre Bell.

Comment peut-il tenir de tels propos avec un championnat qui terminera au 3e rang pour les foules dans son histoire?

Il a fait allusion aux succès qu’a remporté le championnat mondial senior, en 2008, au Colisée de Québec. Il regroupait les meilleurs joueurs au monde à ne pas évoluer dans les éliminatoires de la LNH, plus quelques étoiles de la KHL, à cette période printanière de l’année.

De bons chiffres

Les Québécois et les Ontariens se passionnent pour le hockey. Ils savent fort bien qu’une partie entre le Canada et les États-Unis présentera un calibre supérieur à un match entre la Suisse et le Danemark ou un duel de relégation entre la Suisse et l’Allemagne.

La moyenne pour les préliminaires se chiffre à 10 025 à Montréal et à 13 499 à Toronto. Déjà mieux que la moyenne de 9740 enregistrée à Saskatoon et Regina pour la durée du championnat en 2010.

Fasel se dit déçu d’une foule de 18 295 spectateurs sur une capacité de 21 273 pour la partie entre le Canada et les États-Unis au Centre Bell.

À peine 187 personnes de moins qu’un nouveau Colisée sans aucun siège libre. Il faudrait déjà envisager l’agrandissement du nouvel amphithéâtre.

Un coût élevé

Si Toronto a connu un peu plus de succès que Montréal aux guichets, c’est peut-être parce cette ville s’avère plus populeuse et qu’elle compte davantage de bureaux-chef sur son territoire, des partenaires commerciaux à prendre en considération.

C’est loin d’être une question de marketing d’autant plus que le championnat a sans doute profité d’une couverture médiatique supérieure à celle des villes européennes.

Fasel devrait plutôt remercier les gens de Montréal qui ont généreusement pigé dans leur portefeuille pour payer des billets à un prix élevé pour du hockey junior. Outre la connaissance de sport, ces amateurs savent distinguer l’écart existant entre le niveau de jeu de la LNH, la LHJMQ et la LOH.

À moins que Hockey Canada ne soit tenté de présenter tout le tournoi, en 2017, à Toronto. L’organisme national a souvent été identifié à la population anglophone du pays. Elle n’a pas tardé d’ailleurs à rappeler à l’entraîneur Benoît Groulx de débuter ses conférences d’après-match en anglais.

À ce que je sache, le français reste une des deux langues officielles au pays.

Il faudrait donc trouver une façon plus élégante pour tasser Montréal et tout confier à Toronto.


Pas encore de la famille 

Les Oilers d’Edmonton songeraient à confier la relance de l’équipe à Wayne Gretzky. Le 99 a nié. Les Oilers ne feraient qu’embaucher un autre ancien membre de la famille. Il ne manquerait plus que Mark Messier et le country club d’Edmonton afficherait complet. Dominer le hockey comme joueur ne signifie pas qu’il réalisera des miracles comme entraîneur ou directeur général. Gretzky a laissé un mauvais souvenir à Phoenix.

Le Canadien, du solide

À en juger par la performance du Canadien en décembre et janvier, les dénigreurs du Tricolore souffriront beaucoup d’ici la fin de la saison. Cette équipe n’est pas un feu de paille. Elle mise sur des joueurs en mesure de changer l’allure d’un match comme Carey Price, P.K. Subban, Brandon Gallagher, Alex Galchenyuk, des jeunes qui se pointent et suffisamment de personnel pour bâtir quatre trios. À l’opposé, l’Avalanche ne parvient pas à trouver ses repaires après une première saison exceptionnelle sous la tutelle de Patrick Roy.

Les échanges

L’époque de l’année approche où tous les joueurs sur le marché des échanges voudront absolument jouer à Montréal, selon des collègues spécialisés dans les transactions... Des amateurs de boxe se demandent si Roberto Bolonti est toujours hospitalisé en Argentine. La farce de l’année sur la scène de la boxe montréalaise... Si je vous demande qui est Lucas Lessio, qui répondra sans vérifier? Voyons, un joueur des Coyotes de Phoenix...

Je n’écrirai pas une critique du Bye Bye que j’ai trouvé drôle par séquence, mais il fut des années où le sport occupait une plus grande place. La rivalité entre les Nordiques et le Canadien a bien alimenté les scripteurs... La presse d’Edmonton considère que les Oilers ont suffisamment obtenu en retour de David Perron qui n’a pas marqué l’histoire de la franchise... Outre le trophée Vézina, le gardien Pekka Rinne, de Nashville, pourrait récolter des votes pour l’obtention du trophée Hart.