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De moins en moins d’agressions sexuelles

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Photo Le Journal de Québec, Daniel Mallard Des femmes se promènent dans le camp Carra 2

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Le nombre de viols en Haïti, un fléau dans les dernières années, est en régression constante selon le policier québécois Charles-Scott Simard qui patrouille les camps de déplacés. 

Environ 1,5 million d’Haïtiens vivaient dans la précarité, sous des tentes, dans la foulée du séisme. Sans eau, sans électricité. Des conditions inhumaines pour quiconque, particulièrement les femmes qui s’exposaient à la violence. On rapportait alors de nombreuses agressions sexuelles sur une base quotidienne. 

Plus de 90% des camps de fortune ont disparu en cinq ans. Les réfugiés ont trouvé un nouveau logis. Moins de camps, moins de viols. L’équation est simple. «Il y en a encore quelques-uns mais ça a beaucoup diminué. On a une équipe «gender mobile» avec des filles, ce qui facilite le contact avec les Haïtiennes sur le terrain», raconte le policier de Québec. 

La sensibilisation au fil des ans a fait son chemin aussi, selon lui. «Souvent, il y a des comités de femmes dans les camps. Elles connaissent le protocole : il faut se présenter dans un hôpital et remplir un certificat. Ensuite, ils peuvent se présenter à la PNH pour porter plainte. Maintenant, c’est connu que c’est l’hôpital et ensuite la police.» 

On ne dispose toutefois d’aucun chiffre pour déterminer combien d’agresseurs sont arrêtés et emprisonnés.