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Elle veut conquérir le monde en bikini

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BELOEIL | Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir un corps sculpté au couteau. Cynthia Benoit y travaille depuis sept ans. L’athlète, qui évolue chez les professionnelles du Bikini fitness, ne vise rien de moins qu’une première place mondiale.

BELOEIL | Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir un corps sculpté au couteau. Cynthia Benoit y travaille depuis sept ans. L’athlète, qui évolue chez les professionnelles du Bikini fitness, ne vise rien de moins qu’une première place mondiale.

Pour y arriver, la Brossardoise de 27 ans est prête à mettre les efforts nécessaires. Après avoir débuté chez les amateurs à 20 ans, il ne lui a fallu que cinq ans pour obtenir sa carte de professionnelle.

«Beaucoup d’athlètes espèrent toute leur vie passer chez les pros, explique-t-elle, mais seulement deux cartes sont remises chaque année pour tout le Canada.» Il faut avoir terminé en première place de sa catégorie et au cumulatif des points pour l’obtenir.

La jeune femme de 5 pi 3 po et 109 livres doit se nourrir six fois par jour pour avoir suffisamment d’énergie et activer son métabolisme, mais pas question de manger des cochonneries. «Je privilégie les protéines, les bons glucides (gruau, patates sucrées, quinoa) et les bons gras (avocats et noix).

«C’est un sport de contrôle, ajoute-t-elle, parce que tout ce que je mange doit être calculé et pesé.» Le sommeil est aussi important pour permettre au corps de récupérer.

En plus de travailler à temps plein et de s’entraîner 21 heures par semaine, elle est entraîneuse de conditionnement physique pour transmettre un peu de sa passion.

Volonté et détermination

Un des principaux défis de la discipline est d’être toujours en forme et de ne jamais tricher. «Même les joueurs de hockey ont des moments de relâchement, expose-t-elle. Je me bats contre moi-même et c’est le type de dépassement que j’aime.»

Les gens ont parfois des préjugés à l’égard du conditionnement physique, souligne-t-elle, mais ils ne se rendent pas compte de tout ce que ça implique comme travail: «Il faut y mettre volonté et détermination, et ça, ça ne s’achète pas.»

Elle dit d’ailleurs préférer l’entraînement et ses bienfaits qu’être sur la scène à prendre des poses.

Un sport coûteux

La plus grosse compétition de fitness a lieu à Olympia aux États-Unis. C’est sur invitation, en fonction des points accumulés. «Quand tu es Québécoise, il faut que tu pousses encore plus, alors pour me donner toutes les chances, j’ai maintenant un entraîneur américain.»

Depuis qu’elle est chez les pros, Cynthia Benoit est allée à New York, à Toronto et au Texas. Dans trois semaines, elle sera à Las Vegas.

Comme chaque compétition lui coûte entre 2000 et 3000 $ (hôtel, avion, maillot, coiffure, maquillage). Elle espère trouver de nouveaux commanditaires qui l’aideront à atteindre son rêve.