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Radio : l’année de tous les dangers

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Depuis des années, la radio est celle qui a eu le moins à souffrir du numérique. Mais avec le développement de l’automobile connectée, tout ceci pourrait être appelé à changer.

Depuis des années, la radio est celle qui a eu le moins à souffrir du numérique. Mais avec le développement de l’automobile connectée, tout ceci pourrait être appelé à changer.

On ne le sait que trop, les technologies numériques ont remis en cause la survie des journaux. Plusieurs ont dû déposer leur bilan, tandis que d’autres accélèrent leur migration vers les nouvelles plateformes numériques. Aujourd’hui, ce sont les médias électroniques et particulièrement l’information télé qui se voit menacée.

La radio, elle? Heureusement, diront ceux qui voient à sa destinée, le numérique n’a pas trop causé de dégâts.

Il faut dire que le dernier maillon de la chaîne de production et diffusion, l’objet radio, a très peu évolué au cours des dernières années. Le canal de diffusion privilégié, lui, est toujours hertzien.

Dans la maison ou dans l’auto, c’est d’ailleurs cette technologie qui rend l’auditeur captif des stations situées dans un rayon de plus ou moins une centaine de kilomètres. Mais tout ceci pourrait bien changer.

La nouvelle radio

Les applications radio que l’on peut télécharger sur son ordinateur, son téléphone multifonctions ou sa tablette permettent dorénavant l’écoute des stations radio de partout dans le monde. Idem pour les baladodiffusions.

De même, la démocratisation des outils de production sur ordinateur ou tablette a permis à des amateurs doués de produire des contenus de grande qualité, surpassant même à l’occasion ceux des «commerciaux». Reste aux canaux de diffusion et à l’objet radio de changer.

Depuis peu, il est possible d’acheter des postes de radio numériques, qui se branchent non plus sur une fréquence, mais sur des serveurs. En direct ou en différé, on peut maintenant écouter sa radio, comme on le veut, au moment de son choix. On verra bien un jour débarquer l’objet radio doté d’un enregistreur numérique.

Bien, mais est-ce vraiment assez pour déclencher une révolution radio? Jusqu’à aujourd’hui, on pouvait répondre «non» sans trop se tromper, car restait cet autre endroit où écouter la radio, l’automobile.

Mais le Consumer Electronic Show de Las Vegas nous a démontré que «la game va changer». L’automobile connectée sera bientôt une réalité.

Ce qui permettra au cours des prochaines années aux grands de la technologie, Apple, Google, BlackBerry, Microsoft et tutti quanti de s’imposer au cœur des systèmes de divertissement automobile.

Terminé la prison hertzienne des 100 kilomètres. Reliées à des puces 4G LTE ou mieux, des versions adaptées des systèmes d’exploitation iOS, Android, QNX et Windows pour l’auto piloteront les autoradios.

À terme, on téléchargera ses applications favorites, dont celles qui permettront d’écouter des radios de partout dans le monde. L’amateur de musique aura le choix de milliers de chaînes spécialisées, idem pour l’accro d’informations ou celui d’émissions audacieuses créées par des amateurs talentueux.

Sceptique?

Cette semaine, lors de mes déplacements matin et soir entre ma résidence et mon lieu de travail, je n’ai pas écouté une minute la radio locale. En effet, dû aux tristes évènements à Charlie Hebdo, j’ai «syntonisé» en permanence France Infos sur mon téléphone multifonctions, relié par lien Bluetooth à mon autoradio. Imaginez les possibilités lorsque les technologies numériques du téléphone multifonctions seront intégrées aux autoradios.

Les patrons de la radio voient-ils la menace à venir... ou les opportunités?