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Une partie totalement inutile

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Depuis Rendez-vous 87, à Québec, très peu de parties des étoiles de la LNH ont soulevé de l’intérêt sauf pour les partisans de la ville où le match se jouait. Encore faut-il qu’il n’ait pas eu lieu dans un marché passionné de hockey.

La rencontre des étoiles, qui se tiendra à Columbus les 24 et 25 janvier, ne se voudra rien d’autre qu’une immense foire de relations publiques mise en scène par le circuit Bettman afin de permettre à ses nombreux partenaires commerciaux de côtoyer une quarantaine de joueurs considérés parmi l’élite de la ligue.

Cet hiver, la sélection des joueurs laisse la majorité des amateurs dans la plus totale indifférence, car elle ne regroupera pas en Ohio ce que cette ligue professionnelle offre de mieux comme qualité sur la patinoire.

Au départ, le vote auprès des amateurs pour désigner les six joueurs de la première équipe en fait un concours de popularité. Ce qui confère un net avantage aux joueurs de grosses villes où le hockey est implanté depuis plusieurs années. Chicago s’avère un bon exemple.

Le talent de l’athlète n’est plus le premier critère de sélection. Comment expliquer la participation du Letton Zemgus Girgensons, de Buffalo? Il n’occupe même pas le premier rang des pointeurs de son équipe.

Après quoi l’obligation imposée au comité de sélection de la LNH de choisir au moins un joueur par organisation multiplie les injustices. On n’en finira pas de se plaindre des absences de Max Pacioretty. P. K. Subban, Henrik Lundqvist, Ryan Kessler, Marc-André Fleury, Joe Pavelski, etc.

Jouer, pourquoi?

Une partie préparatoire se joue avec plus d’intensité que celle des étoiles. En septembre, au moins, des joueurs s’efforcent de gagner ou de protéger leurs postes. On ne peut faire éclater de grandes émotions de l’ennuyante classique des étoiles, car il n’y a aucun avantage à la remporter. Même pas l’orgueil, si ce n’est lorsque les capitaines choisissent leurs joueurs. Un peu humiliant d’être la dernière star appelée à joindre son équipe.

Autrefois, le gagnant de la coupe Stanley affrontait une formation d’étoiles. Rendez-Vous 87 a opposé la LNH à l’Armé rouge de l’URSS dans deux rencontres jouées au cours d’une fête culturelle, sportive et artistique impliquant également les États-Unis. La formule Est c. Ouest n’a rien apporté de stimulant.

Ça se résume à un festival offensif où tout un chacun s’efforce de ne pas bousculer un collègue de travail. S’il accorde moins de quatre buts dans une période, un gardien se trouve en excellente position pour remporter l’automobile remise au joueur par excellence.

Une bonne idée

Voilà pourquoi l’idée du confrère Pierre Lebrun, d’ESPN, m’apparaît excellente si les parties concernées se donnaient la peine de l’organiser.

Il suggère de confronter les étoiles de la LNH à la KHL. Il faudrait que les deux principaux circuits professionnels mettent de côté leurs objectifs commerciaux et leurs ego pour quelques jours dans l’intérêt mondial du hockey.

Si ça complique trop, pourquoi ne pas demander à la Fédération internationale de hockey de former une équipe avec les meilleurs éléments de la Suisse, la Suède, la Finlande, l’Allemagne, la République tchèque, la Slovaquie avec des joueurs qui n’évoluent pas en Amérique.

Probablement que la formation européenne s’inclinerait, mais il reste qu’une partie de hockey peut se perdre honorablement dans des circonstances particulières.

Sinon, un congé de quatre jours dans la LNH avant la dernière ligne droite ne serait que profitable aux joueurs et aux amateurs.


Bolonti : le geste à poser

J’ignore ce qu’il adviendra de la poursuite intentée par InterBox contre le boxeur Roberto Bolonti et son promoteur, Osvaldo Rivera, mais les Promotions Sportscene devaient réagir en ce sens.
L’entreprise de Jean Bédard leur réclame la somme totale de 273 000$. Plusieurs facteurs militent en faveur de InterBox dont la directive d’un homme de coin de Bolonti. On l’identifie comme le promoteur de l’Argentin. Il lui hurle en espagnol de ne pas se relever.

Rivera espérait possiblement une disqualification de Jean Pascal pour la droite à la mâchoire qu’il a donnée à son rival après le bris. Il serait devenu champion du monde, la façon lui important peu.

Il sera difficile de démontrer hors de tout doute que Bolonti était inconscient à sa sortie de l’arène surtout si son clan a refusé qu’il subisse un examen médical.

Bolonti sortira perdant de ce procès même si les partis concluent une entente hors cours. Sa réputation sera ternie. Montréal est devenue un joueur important sur l’échiquier de la boxe mondiale.

 

Merci, Edgar

Décédé à l’âge de 78 ans, Edgard Théorêt laisse le souvenir de ses réalisations dans le monde de la natation au Québec. Il a occupé pendant une vingtaine d’années les postes de directeur technique et directeur général de la Fédération provinciale. Il meurt sans avoir vu la réalisation d’un de ses plus grands rêves: la construction du Panthéon des sports du Québec qui n’est toujours que virtuel.

Des gardiens établis

D’excellents gardiens ont évolué chez les Blues de Saint-Louis au cours de leurs carrières. Nommons Jacques Plante. Glenn Hall, Grant Fuhr, Tom Barasso, Chris Osgood, Ryan Miller et Martin Brodeur.