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À l’écoute de la France

À l’écoute de la France
AFP

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Ceux qui croient que la France erre avec sa conception de la laïcité qui va jusqu’à l’interdiction de la burqa sur la place publique et qui de façon implicite suggèrent que la laïcité à la française serait une des explications des événements de la semaine dernière jouent un jeu irresponsable.

Entre l’intégration et la ghettoïsation ethnique découlant du multiculturalisme — appelé communautarisme en France — quel choix se pose-t-il à nous?

Ceux qui s’invitent dans nos pays démocratiques ne peuvent apporter dans leurs bagages des valeurs qui entrent de plein fouet en conflit avec les nôtres. Ceux de la seconde génération d’immigrants qui pour toutes les raisons du monde se mettent à idolâtrer un islamisme vengeur et porteur de morts, croyant avoir enfin exprimé leurs vraies racines, ou bien certains paumés qui livrent leur esprit à l’endoctrinement par internet comme ont fait nos deux djihadistes de souche se trompent d’adresse.

Si l’on nie la liberté de parole, d’expression, de choix de croire ou de ne pas croire, si l’égalité hommes femmes répugne, si la mixité scolaire et sportive scandalise, si le droit de rire des croyances, des opinions et des choses sacrées justifie que l’on tue, si les libertés sexuelles, intellectuelles et culturelles sont vomies, il faut alors aller vivre dans des pays qui appliquent la charia, interdisent toutes les libertés, mettent les femmes à l’écart et les empêchent d’accéder à l’éducation, des pays où l’on flagelle des blogueurs, comme en Arabie saoudite, et où l’on coupe la main des voleurs, comme au Yémen. Des pays où l’on applique la loi du talion et où la peine de mort se pratique sans remords et en public.

Nos démocraties vivent parce que les citoyens, quelle que soit leur allégeance, croient à la suprématie des libertés humaines et refusent la soumission aveugle à Allah ou plutôt à ce qui passe pour la volonté d’Allah.

La France que le monde entier a découverte dimanche dernier est la France que j’aime. La France douloureuse, blessée dans son cœur vibrant, dans ses citoyens de toutes appartenances, et qui redevient peut-être une France inspirante dans sa recherche d’intégration aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Une France qui a jadis incarné quelques-uns des rêves qui définissent l’être humain d’aujourd’hui et qui le mettent à l’abri de la barbarie.