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La petite politique de la FTQ

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Si j’étais syndiquée à la FTQ en ce moment, je ne serais pas de bonne humeur. Je serais fâchée d’apprendre que la plus importante centrale syndicale au Québec se serve de mes cotisations obligatoires pour faire campagne contre le gouvernement Harper. Le rôle d’un syndicat, c’est de défendre les droits des travailleurs, non pas de faire de la politique. Les syndiqués sont assez intelligents pour se faire une idée eux-mêmes du gouvernement qu’ils souhaitent avoir.

Selon ce qu’a révélé le FM93 cette semaine, la FTQ a ciblé huit circonscriptions, cinq de la région de Québec, deux du Saguenay-Lac-St-Jean et une au Bas-Saint-Laurent, où elle entend déployer sa machine syndicale pour mener la guerre aux conservateurs.

Il s’agit d’une stratégie qui a porté fruit en Australie en 2007. Après une campagne intensive, la Fédération syndicale australienne avait remporté 21 des 24 circonscriptions ciblées.

Cette façon de faire n’est pas illégale en autant que la FTQ ne dépense pas plus que les maximums prévus, soit 150 mille dollars. Sauf que plusieurs branches différentes de la FTQ pourraient dépenser le montant maximum, en autant qu’il n’y ait pas de collusion. En bout de ligne, c’est une petite fortune qui pourrait être injectée pour permettre à des dirigeants syndicaux de faire de la politique dans l’ombre. Au moins, c’est fois-ci, la stratégie sera connue.

N’empêche que si la FTQ ne sait plus quoi faire pour dépenser son argent, elle devrait plutôt diminuer les cotisations de ses membres, ce serait certainement plus utile pour leur pouvoir d’achat. Non vraiment, la stratégie de la FTQ ne m’impressionne pas.