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Ti-Jean était un chauffeur prudent

Ti-Jean était un chauffeur prudent
Capture d'écran

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Depuis le décès tragique de Jean Laroque, dans un carambolage monstre survenu au Michigan le 9 janvier en raison des mauvaises conditions météo, les témoignages de sympathie abondent sur les réseaux sociaux.

«Chez TJB, notre marché principal est le mid-ouest américain. Nous faisons tous un ou deux voyages par semaine entre le Québec et les États-Unis, explique-t-il. L’autoroute 94, empruntée par M. Laroque au moment de l’accident, est une route fréquemment empruntée par les camionneurs de la compagnie», a indiqué un collègue de travail, qui a requis l’anonymat.

«Ça aurait pu être n'importe lequel d'entre nous, souligne-t-il. Même nos conjointes et nos enfants sont ébranlés.»

Il dit que tous les employés ont été surpris, complètement dévastés et démolis devant cette tragique nouvelle. «Autant pour l'homme que devant l'ampleur et la démesure du carambolage.»

À Saint-Chrysostome, en Montérégie, où résidait Jean Laroque depuis de nombreuses années, plusieurs collègues et amis le surnommaient «Ti-Jean».

Celui-ci était décrit comme un gars très travaillant et appliqué en tout temps. Il s'intéressait toujours aux autres. «Lorsqu'il nous rencontrait, il nous demandait si la santé, la conjointe et les enfants allaient bien, se souvient son collègue. Il était toujours content de nous voir.»

Même si «Ti-Jean» était un chauffeur prudent, son confrère se désole que ça n’ait pas été suffisant pour déjouer Dame Nature.

Sur son site Facebook, la compagnie Transport Jocelyn Boudreau (TJB), pour laquelle il travaillait depuis plus de 15 ans, a écrit: «C’est un jour très sombre pour TJB. Nos pensées sont avec la famille et les proches d’un collègue qui nous a quitté tragiquement.» «Par respect pour la famille de M. Laroque, nous n'émettrons aucun commentaire et c'est également la consigne que nous avons donné à tous nos employés», a signalé son directeur des ressources humaines et de la sécurité, Olivier Grenier, lors d’un bref entretien.

Il confirme toutefois que le camion conduit par M. Laroque n’était pas un de ceux qui transportait les feux d’artifice qui se sont embrasés.