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Les J.O. restent dispendieux

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Photo d'archives Beaucoup de pays se sont désistés, effrayés par les coûts astronomiques d’une candidature, comme celle de Sotchi.

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Le temps donnera-t-il raison à Me Marcel Aubut? Davantage depuis sa nomination à la présidence du Comité olympique canadien, il rêve de voir Québec poser à nouveau sa candidature pour la présentation des Jeux olympiques d’hiver.

Le temps donnera-t-il raison à Me Marcel Aubut? Davantage depuis sa nomination à la présidence du Comité olympique canadien, il rêve de voir Québec poser à nouveau sa candidature pour la présentation des Jeux olympiques d’hiver.

Sa position reste claire et précise. Oui, Québec possède ce qu’il faut pour accueillir cet événement mondial, grandiose et onéreux, mais beaucoup moins que ce que les Jeux de Sotchi ont coûté. À Québec, on ne rebâtirait pas une ville et une région entière en plus des infrastructures reliées aux olympiques.

Il en va autrement avec le maire Régis Labeaume. Est-il pour ou contre? Tout dépend de son humeur lorsque la question lui est posée ou des développements au sein du Comité international olympique.

Des retraits significatifs

Lors d’une récente sortie publique sur le sujet, il a rappelé à Me Aubut qu’il n’était pas le seul président d’un comité olympique dans le monde et que la décision de postuler ou non pour les jeux d’hiver appartenait au maire de la ville. Ce n’était pas la première fois qu’on sentait Labeaume frileux à l’idée d’embarquer dans ce gigantesque projet.

Marcel Aubut
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Photo d'archives

Par contre, en novembre, il a démontré une ouverture d’esprit sur une candidature à long terme.

Mon collègue Alain Bergeron a relancé la discussion, vendredi, avec un texte exclusif au Journal de Québec. Il expliquait que la réforme du mouvement olympique encourage dorénavant l’alliance de deux villes et même de deux pays dans le cadre d’une candidature.

Cette modification permettrait à Québec de conclure un partenariat avec Calgary ou Lake Placid, par exemple, pour résoudre le problème de la descente olympique, l’épreuve reine des J.O. d’hiver. Notre journaliste citait Gian-Franco Kasper, président de la Fédération internationale de ski, selon lequel Québec aligne tout ce qu’il faut, grâce à cet amendement, pour cogner à la porte du CIO.

Le comité a constaté qu’il devenait de plus en plus ardu de susciter l’intérêt des villes compte tenu du coût astronomique que la préparation et la présentation des J.O. exigent et de l’incertitude quant aux retombées économiques. Les chiffres annoncés ne sont pas toujours ceux qui font résonner la caisse.

C’est d’ailleurs pour des motifs budgétaires que Stockholm (Suède) et Oslo (Norvège), qui soumettaient des candidatures indépendantes, se sont retirées de la course pour les Jeux d’hiver de 2022. Ces olympiades appartiendront assurément à l’Asie. Le choix s’effectuera entre Almaty (Kazakhstan) et Pékin (Chine). Le choix du vainqueur sera connu à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 31 juillet.

Rappelons que les Jeux olympiques d’hiver 2018 se dérouleront à Pyeongchang, en Corée du Sud.

Pas avant 2026

Si elle décide d’aller de l’avant de concert avec une autre ville, Québec devra cibler les jeux de 2026. Il est vrai que la capitale possède plusieurs atouts.

Et ce n’est pas la neige qui manquera.

Les sites de compétition seraient rapprochés les uns des autres facilitant les déplacements. Il s’agirait bien souvent de mettre les installations actuelles au niveau des olympiques.

Parmi les décisions importantes figureraient le vieux Colisée et le stade pour les cérémonies d’ouverture et de clôture. Le vieil amphithéâtre devrait être maintenu en vie (hockey et patinage olympique) pendant une dizaine d’années sans procurer de revenus à la ville, mais plutôt des dépenses d’entretien. Quant au stade, tout est à faire. Il pourrait s’agir d’une infrastructure temporaire bâtie sur les Champs de bataille comme il fut mentionné dans le passé.

La candidature de Québec affronterait probablement un rival puissant, car on évoque déjà une alliance de la Suède et de la Norvège pour 2026. Ces pays scandinaves profitent d’installations réputées mondialement. De plus, le retrait de ces deux pays pour les Jeux de 2022 a déçu beaucoup de monde au sein du CIO.

La victoire des représentants scandinaves sauverait peut-être Québec d’une aventure onéreuse, pleine d’imprévus et rarement fidèle à son budget de départ.


Éviter les blessures

La LNH détient les moyens financiers pour se préparer en vue d’une partie sur une patinoire extérieure, mais en va-t-il ainsi avec la LHJMQ? Les Remparts et les Tigres de Victoriaville visiteront les Cataractes de Shawinigan au stade de Saint-Tite. Dans le cas de la troupe de Philippe Boucher en particulier, il serait regrettable que les conditions d’une Classique hivernale junior deviennent la cause d’une blessure majeure à un joueur de premier plan en cette année de la coupe Mémorial.

Des poids lourds dévalorisés

Il s’avère gratifiant pour le milieu de la boxe montréalaise de voir un de ses pugilistes se battre dans un combat de championnat du monde des poids lourds. Bermane Stiverne défendra son titre mondial de la WBC contre l’Américain Deontay Wilder, samedi soir, à Las Vegas. Avouons que cette catégorie n’a plus le charisme de l’époque des Muhammad Ali, Joe Frazier, Ken Norton, Larry Holmes et Lennox Lewis. Les frères Wladimir et Vitali Klitschko sont de loin les plus réputés.

Des paroles de trop

Lors du combat d’Adonis Stevenson contre Tony Bellew, il a été reproché à ce dernier d’avoir ramené sur le tapis les années de prison de Stevenson. Stiverne a tenu les mêmes propos à l’égard de Wilder, à la pesée, mais ils ne lui ont pas été reprochés. En accord ou pas avec cette façon de faire, il n’en demeure pas moins qu’il faut être conséquent dans ses prises de position.