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Début d’année tumultueux

Début d’année tumultueux
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L’année 2015 est à peine commencée que, déjà, les titres à la une des différents médias parlent régulièrement du même sujet: les fermetures dans le commerce de détail. Après une année 2014 étiquetée comme étant un atterrissage en douceur pour le marché, voilà que 2015 commence avec quelques turbulences.

L’année 2015 est à peine commencée que, déjà, les titres à la une des différents médias parlent régulièrement du même sujet: les fermetures dans le commerce de détail. Après une année 2014 étiquetée comme étant un atterrissage en douceur pour le marché, voilà que 2015 commence avec quelques turbulences.

Il y a 25 ans, on assistait à l’arrivée des mégacentres, communément appelés «Power Centre». Une nouvelle offre qui tablait sur plusieurs grandes surfaces accompagnées d’autres banniè­res nationales et provinciales. L’attrait: des frais d’exploitation beaucoup moins élevés que les centres commerciaux conventionnels à mail fermé. À cette époque, les experts annonçaient le commencement de la fin pour les centres commerciaux.

L’année 2014 a montré que les ventes dans les centres commerciaux avaient mieux performé que celles des mégacentres. Il n’en fallait pas plus pour que les experts clament un diagnostic basé sur le vieillissement de la population et le retour progressif aux habitudes de magasinage avec le bon vieux «centre d’achat», où la halte bouffe est un lieu de rassemblement.

Taxes municipales

Du côté de l’investissement immobilier, la dernière décennie a été marquée par une baisse constante des rendements demandés par les investisseurs pour des actifs de type centre commercial et mégacentre. Avec des rendements demandés en baisse, la valeur de ce type d’actif a monté en flèche.

Il s’en est suivi une hausse marquée des valeurs foncières et, donc, une dépense de taxes municipales hors de contrôle. La résultante de cette spirale fait en sorte que certains commerçants n’ont plus la capacité de payer.

En plus des coûts d’occupation trop élevés, les locataires doivent aussi composer avec l’explosion du commerce électronique (e-commerce). Un rajustement est donc à prévoir du côté des loyers de base demandés par les propriétaires.

L’avenir

En Amérique du Nord, certaines chaînes permettent maintenant de rapporter la marchandise achetée en ligne, qui ne fait pas ou qui est défectueuse, au magasin le plus proche. Cette caractéristique plaît beaucoup à la clientèle qui se méfie des achats sur le web.

Le centre commercial du futur sera peut-être composé de magasins spécialisés, de quelques grands commerçants ainsi que de plusieurs grandes vitrines électroniques hyperdynamisées, munies d’un comptoir de service... Qui sait!