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Bernard Rambo Gauthier: un chausson avec ça?

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Le représentant syndical, Bernard Rambo Gauthier, n’a pas fini de nous surprendre. Reconnu coupable en décembre d’intimidation envers un entrepreneur en construction, il entend maintenant déposer une pétition à la Cour pour réclamer l’absolution inconditionnelle. La raison est simple: il craint de perdre son poste de représentant syndical s’il a un dossier criminel.

Rambo est une vraie «star». Il aime attirer l’attention et se croit supérieur aux autres. «Pauvre homme! Il a été reconnu coupable d’intimidation pendant qu’il défendait les droits des travailleurs! S’il devait quitter son emploi, qui d’autres auraient les capacités de faire son travail?» Évidemment, c’est de l’ironie, mais Bernard Rambo Gauthier est vraiment dans cet état d’esprit. Il est convaincu d’être un sauveur pour les travailleurs de la Côte Nord.

Il est tellement convaincu du bien-fondé de son oeuvre qu’il entend solliciter des lettres d’appui auprès d’intervenants du milieu politique, de différentes organisations économiques de son territoire et sur les réseaux sociaux. À voir le vent de sympathie qu’il a eu après son passage remarqué à la Commission Charbonneau, il aura certainement des appuis...mais il faut plus que ça pour l’obtenir.

L’absolution inconditionnelle est la sentence la plus clémente pour une infraction au code criminel. Elle est généralement accordée lorsque les faits au dossier sont de gravité moindre, ou concernant un accusé n’ayant pas d’antécédents judiciaires. L’absolution est en quelque sorte une manière de passer l’éponge, d’excuser un délinquant qui, selon toute vraisemblance, ne recommencera plus. Croyez-vous vraiment que c’est le cas de Bernard Rambo Gauthier, malgré ses airs d’homme sympathique? Si au moins il y avait des remords sincères et véritables.

Personnellement, je ne vois pas comment il pourrait bénéficier d’une telle clémence sans risque de répéter les même pratiques. Lui offrir l’absolution inconditionnelle serait se moquer de la justice et rire de tous ceux et celles qui ont dénoncé la stratégie syndicale des gros bras lors de la Commission Charbonneau.