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Feu sacré

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Loin de se laisser démonter par la perte de Michel Guimond, précieux collaborateur qui a nettement contribué à structurer l’opposition, Paul Shoiry ne s’est jamais montré aussi confiant et envisage même un retour en 2017.

Certes, le décès de M. Guimond, devenu en juin chef de cabinet de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, a eu l’effet d’une bonne claque au visage pour M. Shoiry.

D’abord parce que le chef de l’opposition appréciait beaucoup M. Guimond, comme tous ceux qui l’ont côtoyé. Puis, comme le maire, M. Shoiry trouve aussi que ça fait peur. La politique qui use, il connaît.

L’ex-maire de Sillery a d’ailleurs hésité avant de refaire le saut en politique, en 2013. Il était parti en 2009 après que sa conjointe, décédée depuis, eut reçu un diagnostic de cancer.

Mais mercredi, M. Shoiry tenait un tout nouveau discours. Depuis son élection, il a refait sa niche en politique et a retrouvé le feu sacré. Il envisage même de revenir en 2017. Je pourrais gager qu’il se présentera dans la course à la chefferie de Démocratie Québec. À suivre.

Le chef de l’opposition aurait pu au contraire se laisser abattre par la malchance affectant de nouveau son parti, après la perte d’un premier directeur de cabinet en 2014. François Whittom avait alors quitté pour le cabinet du ministre Yves Bolduc.

Mais voilà, il a choisi de se retrousser les manches et de soutenir les troupes secouées par l’épreuve. Il a même déjà commencé à réfléchir au successeur de M. Guimond. Ce dernier aurait sans doute souhaité une telle attitude.

Frapper fort

Il faut dire que la perte du chef de cabinet, si triste soit-elle, survient aussi à un bien mauvais moment. Après des débuts trop lents, l’opposition avait enfin réussi à marquer des points cet automne.

Je pense au dossier du coffre-fort virtuel, entre autres. M. Shoiry y voit l’exemple parfait du problème causé par un maire trop puissant qui impose sa vision sans être remis en question par son équipe et les hauts fonctionnaires. Il entend d’ailleurs frapper fort en 2015 en déterrant d’autres cas. On devrait s’amuser.